Rapport Nicolas Chamontin

 

Stage à La Recherche, du 9 juin au 13 juillet :

 

La Recherche est une revue scientifique appartenant au groupe Sophia Publications, dont le siège est situé au 8, rue d’Aboukir, dans le IIème arrondissement de Paris. Il est un peu moins grand public qu’un Sciences et Avenir, par exemple. La Recherche se décline en deux offres : un mensuel et un hors-série, dont la publication est trimestrielle. En outre, le groupe Sophia Publications regroupe trois titres, en plus de La Recherche : Historia, Le Magazine Littéraire, et L’Histoire. Depuis juin dernier, il est détenu à 100% par Claude Perdriel, cofondateur de L’Obs. J’ai d’ailleurs appris cette reprise en main (car auparavant, il n’était actionnaire « qu’à » hauteur de 50%) le deuxième jour de mon stage, ce qui constitue une entrée en matière… intéressante.

 

Je suis entré à La Recherche grâce à Annie-Claire Auliard, iconographe pour Historia, qui a amené mon CV à Sophie Coisne, rédactrice en chef de La Recherche (les deux titres sont voisins dans l’immeuble). La rédactrice en chef m’a proposé un entretien téléphonique, que j’ai accepté, et à l’issue de cette discussion, j’ai été accepté en stage aux dates susnommées.

 

Mon stage a duré cinq semaines, il m’est donc difficile de le résumer de manière chronologique. De plus, vu la diversité des missions, il n’y a pas vraiment d’emploi du temps fixe. Mes activités ont donc été très diverses durant ce stage, et elles incluent :

-La rédaction d’un papier pour publication sur le site Internet de La Recherche, avec travail d’enquête que cela suppose (lecture d’études publiées dans des revues scientifiques, comme Nature, documentation, contact de chercheurs pour demander des précisions et des vérifications, et rédaction en elle-même).

-La transcription de morceaux d’interviews.

-La relecture et la correction d’articles des numéros suivants avant le bouclage. Celui du numéro de juillet-août s’est fait le 10 juin. Je n’ai pas assisté à celui du hors-série, qui se déroulait le 20 juillet, ni à celui du numéro de septembre, le 5 août.

-Les interviews des différents membres du groupe.

-La participation à des réunions en vue de produire un dossier ou un numéro à part entière (hors-série), ainsi qu’à des réunions « d’actu » ayant pour but de faire le point sur les numéros en préparation et sur les derniers sujets.

-La venue à une conférence de presse.

-La documentation pour un futur dossier consacré aux abeilles: relecture des articles de La Recherche sur ce sujet pour déterminer l’angle du dossier à venir, listage de laboratoires spécialisés dans ce sujet, pour aider les rédacteurs dans leur futur travail.

J’ai donc pu me familiariser avec de nouveaux logiciels : je maîtrise mieux Excel, et j’ai découvert oTranscribe pour la transcription d’interviews de l’oral vers l’écrit.

 

Quel bilan tirer de ce stage ? Un bon bilan, assurément. J’ai eu un bon aperçu de ce qu’était une rédaction, grâce, notamment, à la durée du stage, assez conséquente (cinq semaines). Je suis parvenu à m’intégrer dans la rédaction, en grande partie parce que mes collègues ont été particulièrement bienveillants vis-à-vis de mes erreurs. Je me suis immergé dans le quotidien d’une rédaction, et les difficultés que ce quotidien comporte : la reprise à 100% par un actionnaire qui change quelque peu la couverture du magazine, un accord d’entreprise sur les congés payés signé sans que la rédaction soit consultée, un dossier de une qui passe à la trappe parce que le chercheur ne s’exprime que par interview… J’ai pu en apprendre beaucoup sur l’actualité tumultueuse du groupe Sophia Publications, qui est sorti de redressement judiciaire en mai dernier, un an après un plan social qui a laissé sur le tapis un quart de ses effectifs. Mais ne soyons pas aussi négatifs ! Tout d’abord, ce stage a rempli son objectif : établir un premier contact avec un secteur de la presse en difficulté, qui tente de surmonter des obstacles, le mieux possible, et qui y parvient bien souvent (le magazine est, in fine, toujours publié en temps et en heure). Et découvrir le (très) large éventail de professions qui composent un groupe de presse : rédacteurs, maquettiste, secrétaire de rédaction, iconographe, responsable de fabrication, comptables, DRH… J’ai pu voir des gens compétents travailler sur des sujets passionnants (même s’ils n’étaient pas tous à ma portée), en ayant du temps pour le faire, bien que l’urgence puisse faire partie de la vie de la rédaction. La gestation de mon article a été un petit peu difficile (mais pas insurmontable), car j’étais vierge de toute expérience en terme d’écriture journalistique et d’enquête. J’ai donc appris « sur le tas » à contacter des chercheurs, si ce n’est l’auteur principal de l’étude qui servait de base à mon papier, et à rédiger selon les exigences de la presse écrite (nombre de signes, phrases courtes et simples…). J’ai eu parfois un peu de mal avec ces exigences : il serait peut-être préférable de laisser les journalistes exprimer leur créativité… Mais j’ai en tout cas appris une bonne partie de la démarche journalistique, et à ce titre, ce stage s’est révélé très intéressant.


 


 

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