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Forum 2010

Compte rendu de la journée « Carrières » du vendredi 8 janvier 2010


    3 intervenants :

    - M. François Louveaux de l'ENS-LSH, Inspecteur Général de géographie

    - Mme Tiano de l'Institut français d'urbanisme : lab'Urb (Université de Paris Est)

    - M. Hassenteufel, Professeur de Science Politique, Université de Saint Quentin en Yvelines, Faculté de droit et de science politique

    

    I) Présentation des écoles

    

    1er intervenant : L'ENS-LSH regroupe tous les domaines. Son recrutement a lieu par 2 voies : 1 concours (avec 96,4% d'échec, et 113 candidats admis par ans) ou une soumission d'un dossier au niveau licence ou doctorat.

    Les profils des étudiants sont très variés. En ce qui concerne ceux qui passent le concours, ils doivent réussir bien voire très bien 5 épreuves différentes. Sur dossier, ils sont recrutés sur une matière particulière pour faire essentiellement de la recherche.

    Site web de la formation : http://www.ens-lyon.eu" www.ens-lyon.eu

    Cette formation se veut d'excellence à caractère international par la recherche.

    

    2ème intervenant :L'Institut français d'urbanisme recrute à partir la licence. La formation peut être soit professionnalisante soit de recherche. L'école forme à l'aménagement du territoire, et à l'urbanisme. Elle recrute des profils variés : des étudiants venant de classes préparatoires, de fac de sociologie, de droit, etc. C'est une formation sur 3 ans, pratiquée à l'institut de Paris ou à celui de Marne-la-Vallée.

    Le recrutement se fait sur dossier en L3, M1 ou M2 et si l'on passe cette épreuve, il y a un écrit à passer. Il s'agit alors d'un commentaire de texte sur 3 à 4 heures.

    

    3ème intervenant : Recrute des profils variés : juristes, étudiants en socio, en histoire, etc. Recrute en L3 sciences politiques. Cette filière débouche sur 3 masters : 1) politique de communication (lien avec l'information et la communication) en entreprise et institutionnel. C'est un master de professionnalisation.

    2) Régulation des conflits dans l'espace public : master de recherche traitant de la sécurité.

    3) Carrière publique et métiers du politique. 2 options sont proposées : option carrière publique avec préparation aux concours de la fonction publique ou option métiers du politique pour devenir collaborateur d'élu par exemple.

    Le recrutement en L3 se fait sur dossier. En M1 il reste assez ouvert et en M2 il devient plus fermé et le projet professionnel devient très important. Il s'agit alors d'en faire ressortir la cohérence, et d'insister sur sa motivation.

    

    2) Compétences attendues chez l'étudiant

    1er intervenant : L'ENS reste avant tout une Université. Elle recherche la capacité d'initiative, de travailler en groupe, de s'exprimer et de rédiger. Certaines qualités sont peu testées en prépa et pourtant elles font parties de celles prises en compte lors du concours comme l'initiative que nous avions citée précédemment ou l'innovation. Il est très important aussi de savoir se spécialiser et de savoir travailler par soi-même. Les conditions d'études sont agréables mais peu exploitées. Les laboratoires de langues sont très développés et l'ENS dispose d'outils audiovisuels très perfectionnés et importants.


    2ème intervenant : Pour l'Institut d'urbanisation, il faut avoir un minimum de bases en sociologie, histoire et géographie. Il faut aussi être capable d'aborder des matières nouvelles et d'être curieux. Les compétences recherchées sont celles du travail en groupe, d'ouverture et de capacité à animer un débat. Il faut par ailleurs savoir bien écrire et avoir l'esprit de synthèse.


    3ème intervenant : Pour les Sciences Politiques, il faut maîtriser l'histoire, la géographie, la philosophie, les langues, l'écriture, l'informatique et internet. Le travail en groupe est peu évalué en licence mais il y a des simulations et des sortes de jeux de rôle. Par ailleurs, plusieurs stages sont organisés dans des structures collectives. Il y a un mois obligatoire en L3 et 3 à 6 mois en master.


    Mais les 3 intervenants sont tombés d'accord=il est attendu des étudiants de savoir ÉCRIRE, vite et bien.


    3) Conseils donnés aux étudiants


    1er intervenant : L'étudiant doit avoir confiance en ses propres qualités et en celles de ses enseignants. Par ailleurs, l'ENS n'est pas une fin en soi et l'échec n'est pas grave tant il existe d'autres formations de très bon niveau.


    2ème intervenant : Les 3 critères évalués dans un dossier soumis à l'Institut sont : « expérience » (stages, ou plus personnel...), « excellence » ( notes), « cohérence » (un projet). Ainsi, avoir fait un stage dans son parcours scolaire peut être un point très positif.


    3ème intervenant : Au niveau M2, il y a un entretien et un dossier. Lors de l'entretien, il y a présence d'un intervenant professionnel, souvent un élu. Cela apporte un regard différent, en plus du point de vue académique du professeur. Ainsi, il faut avoir du répondant, de la motivation, une orientation politique claire et être conscient de l'aspect pratique du métier que l'on souhaite faire.

    4) Passerelles et carrières

    1er intervenant : Au niveau international, un stage de 6 mois à l'étranger est organisé en M2. Il peut soit s'agir d'un stage professionnel soit d'un stage en université.

    Les débouchés sont essentiellement dans l'enseignement et la recherche (au niveau de l'Europe). Mais l'ENS-LSH est en train de s'ouvrir et forme des cadres supérieurs de l'administration et des entreprises en France ou en Europe.

    Actuellement, certaines mutations sont en train de s'opérer : des accords sont entrain d'être créés entre l'ENS et l'IEP de Paris et l'ESCP Europe. Bientôt il y aura aussi des accords internationaux avec Lausane.

    

    2ème intervenant : Les étudiants viennent d'horizons très variés (biologie, architecture, ingénierie, etc.). L'Institut vient en fin de carrière. Il permet des échanges Bachelor ou Erasmus.

    Les carrières sont dans les collectivités territoriales, les cabinets d'urbanisme ou d'architecture, de grandes entreprises, dans la recherche en études urbaines ou dans l'Agence Française de Développement. Il s'agit souvent d'un travail de prospective, qui consiste à apporter des réponses à divers projets. La créativité est donc très importante.

    Les carrières sont donc très diverses.

    Il existe une association d'urbanisme qui permet de connaître davantage de métiers : URBI.

    Les étudiants mettent 6 à 8 mois au maximum pour trouver un travail.

    

    3ème intervenant : Il existe des passerelles entre les différents Instituts d'Etudes Politiques et la Licence et le Master de Science Politique. Les échanges se font dans les deux sens.

    Il y a également des possibilités d'échanges Erasmus en Europe ou aux USA essentiellement.

    Les carrières sont dans l'expertise politique, la communication, les instituts de sondages politiques, les entreprises qui travaillent avec la collectivité territoriale ou dans le lobbying.

    50% des étudiants qui sortent de cette formation trouvent du travail, d'autres tentent les concours de la fonction publique, des affaires étrangères ou de la police nationale par exemple, d'autres encore font d'autres masters pour se spécialiser et d'autres vont travailler à l'étranger.

 

    COMPTE-RENDU: QUAND TROIS ANCIENS ÉLÈVES RENTRENT DANS LA VIE PROFESSIONNELLE.

    Emilie Humann (Science-Po Paris), travaille chez Tilder, conseil en communication

    Julie Robert (Master d’édition, Marne-la-Vallée), travaille chez Reed Business (groupe d’édition et de presse) Reed Business Information, et je travaille pour les marques PRAT Edition et ESF

    Gatien Elie (Major de l’agrégation de géographie, 2008), professeur d’Histoire-géographie, lycée de Saint-Maur.


    Emilie, classe d’hypokhâgne à Chaptal, travaille dans la communication

    

    Parcours

    A fait son année d’hypokhâgne au lycée Chaptal puis a intégré Sciences Po Paris. Elle voulait avant tout faire de la diplomatie.Après avoir intégré Sciences Po, elle n’était plus très sûre de ce qu’elle voulait faire et a opté pour un master en communication sans trop savoir pourquoi. A effectué un stage au Chili pour mettre en pratique son apprentissage de la sociologie, de la politique, du journalisme et des finances. De plus, elle a suivi des cours de littérature à Boston dans le cadre d’un échange entre Sciences Po et une université de Boston.

    Présentation de son métier

    24 ans, a intégré Sciences Po Paris à bac + 1 (plus possible désormais), travaille aujourd’hui dans un groupe de conseil en communication

    Elle s’occupe de la communication d’entreprise: communication qui englobe tous les messages qu’une entreprise peut émettre envers son public(clients...)

    La communication se fait aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise dans un cabinet de conseil. Elle travaille au sein d’un petit cabinet de conseil de 12 personnes qui gère l’entreprise Public Affairs et qui s’occupe, par exemple, des rapports entre cette entreprise et son image dans les médias ou pour le public.

    C’est un métier difficile à décrire car les entreprises sont multiples : la forme que peut prendre la communication varie donc beaucoup. De plus, elle explique qu’il faut savoir être patient et accepter sa place dans son métier car les échelons sont longs à gravir d’autant plus que la communication est considérée comme un métier d’hommes. Elle insiste sur le fait que la communication n’est pas une technique et que les profils dans cette branche sont très variés.

    Sa classe préparatoire

    Lors de son année au lycée Chaptal, elle pense avoir appris à bien travailler et à bien rechercher, à synthétiser et hiérarchiser les informations dont elle disposait ; elle insiste surtout sur la méthode d’organisation du travail qu’elle a acquise au cours de son année. De plus, cette année lui a permis de se rendre compte qu’il fallait toujours aborder un sujet en ayant une vision globale d’ensemble et le souci du détail. Elle indique également le rôle constant de l’écriture dans son métier à l’occasion, par exemple, de la rédaction du discours de tel ou tel dirigeant.

    Quelques conseils

    Elle insiste tout particulièrement sur 5 notions: la confiance en soi, l’optimisme, l’ouverture d’esprit, l’utilisation du réseau de contacts qui est à notre disposition et surtout le fait de saisir les opportunités qui se présentent à nous.

    Et pour l’avenir?

    Emilie n’a pas d’idée précise en ce qui concerne son avenir. Elle croit surtout en la chance et aux opportunités qui peuvent s’offrir à elles.

    
    Gatien, classe d’hypokhâgne, khâgne histoire-géographie, professeur d’histoire-géographie


    Parcours

    Il a passé ses deux ans de classe préparatoire à Chaptal d’où un désir, dit-il, de rester connecté au monde de la culture. Il se tourne alors vers des études d’histoire-géographie à l’université puis se lance dans une première année de master spécialité géographie. A côté de cela, il prépare l’agrégation de manière à réussir l’épreuve afin d’enseigner le plus vite possible. Pendant ses années de fac, il effectue des petits boulots et des stages (notamment chez Total). Il réussit brillamment l’agrégation: il finit major de sa promotion en 2008.

    Présentation de son métier

    C’est sa première année en tant qu’enseignant. Il est professeur dans le Secondaire, en lycée et en collège. Etant d’une génération très proche de celle de ses élèves (il a 24 ans), il se doit d’accentuer son côté «adulte» afin d’instaurer une certaine distance et de différencier le statut d’élève et celui de professeur mais cette proximité permet d’un autre côté une meilleure compréhension et un meilleur dialogue. De plus, il travaille en alternance avec des cours à l’IUFM. Il souligne le travail important à fournir en tant que professeur tout en insistant sur le fait que c’est un travail très épanouissant et enthousiasmant.

    Il écrit aussi des articles (Monde diplomatique)

    Sa classe préparatoire

    Il pense avoir acquis une rigueur dans le travail et une certaine aptitude à la réflexion. Il a l’impression d’avoir appris qu’il faut choisir ses mots et trouver le mot juste pour énoncer ce qu’on a à dire. De plus, il a trouvé l’apprentissage pluridisciplinaire très avantageux de même que l’exigence intellectuelle imposée.

    Quelques conseils

    Il insiste sur le fait que même si la classe d’hypokhâgne et de khâgne sont deux années difficiles, il faut vraiment se faire plaisir dans ce que l’on fait tout en écoutant ses envies pour réussir à se trouver une place et se construire un projet. Selon lui, il faut bien réfléchir à son objectif et à ses motivations.


    Julie, classe d’hypokhâgne et de khâgne, lettres modernes, assistante d’édition

    Parcours

    Après ses deux années de prépa, après avoir renoncé à sciences po et à l'Ens, elle entre en licence de lettres modernes, parcours journalisme et édition à Paris IV. Elle n'est pas convaincue par cette formation et décide de suivre un master professionnel édition qui vient d'être créé à l'université de Marne la Vallée. Elle est très enthousiaste pour cette formation où l'entrée est sélective mais où, en revanche, le passage en master 2 est presque assuré, contrairement à la majorité des universités. De plus les effectifs sont réduits et les professeurs passionnants. Elle effectue durant ses études deux stages, un chez Flammarion dans la spécialité Beaux livres, et un chez Gallimard dans le parascolaire. 1e de sa promotion, elle trouve du travail deux semaines après la fin de ses études et l'obtention de son master 2.

    Présentation de son métier

    Aujourd'hui elle est en CDD de 7 mois chez "read business" où elle est assistante d'édition. Elle intervient dans une équipe avec 15 éditeurs, dont la plupart sont spécialisés. Elle suit l'évolution de livres de toutes sortes (elle rappelle que l'édition ne s'occupe pas seulement de la littérature mais aussi des ouvrages spécialisés, cuisine, parascolaire, beaux livres etc.), du manuscrit à l'impression. Elle travaille en relation avec des photographes, des dessinateurs, des maquettistes, elle est également en lien avec ce qui concerne la recherche iconographique, et surtout elle est confrontée aux auteurs, ce qui, selon elle, est le plus difficile mais aussi le plus intéressant. Parfois elle est aussi amenée à effectuer le travail de «nègre». Elle semble très heureuse de ce qu'elle fait et a l'impression d'avoir véritablement trouvé sa voie, être à sa place. À terme elle souhaiterait devenir elle-même éditrice, créer des collections etc. ; mais elle est consciente qu'il s'agit d'abord pour elle d'acquérir de l'expérience dans ce milieu.

    Sa classe préparatoire

    Elle retient de ses années de prépa le fait de travailler simultanément sur plusieurs matières, ce qui lui est nécessaire chaque jour dans son métier où elle travaille sur différents projets (toutes sortes d'ouvrages) qui en sont à des étapes tout à fait distinctes (du manuscrit à l'impression) , avec de multiples acteurs (de l'éditrice qu'elle assiste à l'auteur, en passant par le photographe ou l'imprimeur).


    Quelques conseils

    Elle conseille de rester ouvert malgré la charge de travail, d'aller à des portes ouvertes, des salons, des tables-rondes, et de saisir les opportunités.

Site des CPGE du Lycée Chaptal

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