Rapports de stage 2011

Rapport de Stage de Jason Dozier

 

Rapport de Stage sur Dix mois d’Ecole et d’Opéra à l’Opéra de Paris & au Palais Garnier du 16 Mai au 8 Juillet.

Tutrice Mme Danièle Fouache, dfouache@operadeparis.fr

Loin de la première définition de l’Opéra que les enfants donnaient : « L’Opéra c’est un gâteau au chocolat », l’Opéra est devenu pour eux, une « façon de communiquer & de partager des idées », une véritable Lumière !

Dès le début de cette année d’Hypokhâgne, le message a été vite transmis, si on le souhaite, il est possible de faire un stage à la fin de l’année. La mission était donc lancée, trouver un stage par nos propres moyens avant cette fin d’année scolaire. Mes envies quant à elles sont plutôt précises et mon CV ainsi que ma lettre de motivation sont envoyés au Louvre, au Festival Mexicain de Toulouse, au 104 à Paris et à l’Opéra National de Paris. Alors que les trois premiers ne se sont pas donné la peine de répondre, très vite je reçois un mail de l’Opéra National de Paris qui souhaite connaître mes disponibilités pour pouvoir me rencontrer et passer un entretien.

Une fois le rendez-vous fixé, et les semaines écoulées, vient le jour J. de l’entretien. Je dois dire que je ne savais pas à quoi m’attendre étant donné que c’était mon premier vrai « entretien d’embauche », j’arrivais donc plutôt détendu face à cette opportunité qui me tendait les bras. A l’Opéra de Paris je suis accueilli par l’adjoint de la Directrice qui me conduit dans son bureau. C’est alors que je fais la connaissance de Danièle Fouache et Dominique Laudet qui sont prêts à m’écouter. Les questions sur ma motivation s’enchainent et il m’apparaît clairement que le programme qui est défendu dans ce bureau, à savoir Dix moi d’Ecole et d’Opéra est un programme qui s’inscrit dans mes valeurs, et dans mon futur parcours professionnel étant donné mon intérêt pour ceux qui n’ont pas accès à la culture, aux arts du spectacle et à cette ouverture que peut être l’art. J’explique donc avec joie que si j’arrivais à mes fins je souhaiterais créer moi-même une association humanitaire qui à travers les arts du spectacle : danse, musique, théâtre aideraient ceux qui en ont besoin.

C’est ainsi qu’avec mes acquis artistiques et mon ambition je décrochais le poste de Stagiaire à l’Opéra de Paris dans le cadre du programme : Dix moi d’Ecole et d’Opéra.

Dans ce rapport, j’exposerais tout d’abord l’analyse du programme : Dix mois d’Ecole et d’Opéra à travers sa description et son but pédagogique, puis son évolution et ensuite l’équipe qui prend en charge le programme. Par la suite, je me focaliserai sur le projet : Lumières pour les 20 ans du programme avec son équipe artistique, mais aussi la signification du titre du spectacle et les différents mythes qui y sont exposés, qui sont en réalité un véritable miroir des valeurs du programme en lui-même. Pour finir, je mettrai en lumière ma mission tout au long du stage en décrivant tout d’abord celle-ci et notamment mon rôle de régisseur, et pour conclure je dévoilerai ce qui, pour ma part, sont les points forts mais aussi les points faibles du programme.

L’Opéra. Quel grand mot, et pourtant, un mot rempli d’a priori. C’est simple, quand on parle d’Opéra il semblerait que ça ne parle qu’aux personnes ayant de l’expérience et surtout aux personnes qui ont le mot Opéra dans leur Culture. Aujourd’hui il est vrai que parler aux jeunes de l’Opéra suscite tout de suite une tonne d’images négatives comme celles d’un spectacle ennuyeux et long, privé d’action ; un lieu rempli de personnes d’âge mûrs et non de jeunes personnes. Un fossé culturel se creuse entre les « jeunes » et les « vieux », et c’est vrai que les jeunes désertent l’Opéra au profit des générations passées, car c’est vrai que ce fossé culturel est alimenté par des images véhiculées par les plus jeunes :

« A la rentrée (...) notre professeur nous a annoncé qu’on allait travailler avec l’Opéra. Tous les élèves étaient choqués parce que l’Opéra ne leur plaisait pas, à part quelques uns. Moi, personnellement, je me disais que c’était pour les personnes âgées mais pas pour les jeunes comme nous » déclare un élève de 5ème du Collège Molière à Ivry-sur-seine quand il apprend qu’il va, lui et sa classe participé au projet de Danièle Fouache : Dix mois d’école et d’Opéra à l’Opéra de Paris.

Mais qu’est ce donc que Dix mois d’Ecole et d’Opéra ? Ce projet pédagogique qu’est Dix mois d’école et d’Opéra a été créé par Danièle Fouache en 1991 pour permettre aux élèves venant de zones d’éducation prioritaires d’avoir accès à l’Opéra, et par-dessus tout à la culture pour tous, aux Arts du spectacle et à la dignité, afin de leur ouvrir une autre perspective sur l’Art et sur ce milieu qui souvent, a été caractérisé d’élitiste. En ouvrant les portes de l’Opéra de Paris et du Palais Garnier aux enfants, ceux-ci rencontrent les différents « travailleurs de l’ombre » à travers les nombreux corps de métiers existants, mais aussi les artistes : danseurs, ténors, chorégraphes et encore chef d’orchestre, mais aussi assistent à des représentations exceptionnelles. Cette immersion dans le monde des Arts de l’Opéra a des répercussions attendues sur des élèves en échec scolaire, on voit leur niveau de sociabilité augmenté, leur discipline assouplie et leur résultats scolaires en augmentation. On ne leur demande plus de savoir par cœur des leçons mais bien de proposer des choses artistiques, d’imaginer à partir d’une musique, une histoire, ou une mise en scène ou encore d’imaginer à partir d’un thème des tableaux à créer. Ils deviennent alors de plus en plus pertinents dans leurs analyses, leur imagination est développée, ils savent qu’ils ne peuvent se tromper puisque leur ressenti est totalement personnel tout comme leur perception des choses.

Bien évidemment les élèves sont suivis toute l’année, pour que leur travail porte ses fruits à long terme, ils étudient en classe les thèmes abordés, leur ressenti sur les spectacles vus et sur leur échange avec les artistes, et c’est ainsi qu’ils élaborent un « journal des jeunes » ou toutes leurs impressions sont retranscrites à propos de leur expérience personnelle au sein du programme Dix mois d’école et d’Opéra.

Par ailleurs, le programme ne s’arrête pas aux classes de pratiques artistiques, en effet, l’une des grandes réussites du projet reste la classe des Petits Violons, qui sont des élèves de CE1 embarqués dans une aventure hors-norme qu’est d’apprendre le violon au long de 4 années consécutives. Même si au commencement, l’ambition semblait bien trop démesurée et jugée inappropriée même par les parents qui s’étonnaient que leurs enfants n’apprennent pas plutôt le « tam-tam ». Avec cette classe instrumentale, Dix mois d’Ecole et d’Opéra affiche une

volonté de casser les préjugés et de donner un accès à la culture aux jeunes qui n’en ont pas forcément les moyens. Ainsi le violon n’est pas que pour les gens européens, mais peut aussi faire parti intégrante d’une autre culture du moment qu’il est inscrit dans leur éducation assez tôt. C’est ainsi qu’est né la classe des Petits Violons, réel miroir du projet Dix moi d’école et d’Opéra qui se veut défenseur de tous les enfants et de toutes les cultures pour permettre à tous d’avoir accès à la culture.

Ainsi le programme s’inscrit dans un but pédagogique précis de lutte contre les inégalités, pour donner accès aux jeunes qui n’en ont pas l’occasion et la culture, aux portes de l’Opéra, pour faire tomber l’adjectif élitiste souvent accolé à l’Opéra. Une ouverture d’esprit est alors offerte aux élèves, qui ne soupçonnaient pas le pouvoir de l’Art et la joie, qu’il peut apporter au sein de leur vie loin d’être facile.

Cependant, ce programme n’a pas toujours été comme je le connais aujourd’hui, et il est vrai qu’il n’a pas cessé de grandir depuis 1991. Tout d’abord il est en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale alors qu’au commencement de Dix mois d’école et d’Opéra, on comptait 3-4 écoles, aujourd’hui le chiffre est de 33 établissements. Le projet est de plus en plus convoités par de nombreuses écoles, et les critères d’admission deviennent de plus en plus complexes, on assiste même à la volonté de grandes écoles totalement en dehors des Zones d’éducation prioritaires d’intégrer ce projet pour les bienfaits culturels et scolaires qu’il apporte. On peut citer des établissements prestigieux comme Louis Le Grand qui voudrait intégrer le programme. Cette expansion se traduit notamment par la volonté d’ouverture au niveau européen avec : Dis moi l’Europe, un projet rassemblant des élèves d’établissements européens : Hongrie, Italie et Hollande afin de créer un spectacle pour l’Opéra de Budapest.

Néanmoins, ce programme n’aurait pas pu voir le jour sans la directrice : Danièle Fouache ancienne professeur de littérature, ses adjoints : Dominique Laudet : ancien professeur de musique et Laurent Pejoux : ancien professeur de sport tous familier avec les élèves de ZEP puisqu’ils ont été leur professeur avant d’intégrer le programme. Ces trois personnes supervisent le programme, en organisant les différentes rencontres, et les sorties pour les enfants, en s’assurant du travail suivi des professeurs, mais aussi en mettant en forme le Journal des Jeunes, le Programme, etc. et en choisissant les professeurs et différents artistes qui enseignent aux jeunes les différentes disciplines.

Mais il est important de noter que l’équipe artistique a un rôle plus qu’important aux yeux de Dix mois d’Ecole et d’Opéra puisqu’ils suivent les élèves dans leur travail personnelle tout au long de 2 à 3 années pour les former à la danse, au théâtre, au chant, à la musique afin de créer un spectacle de toute pièce. Cette année, son rôle est d’autant plus important que le spectacle du programme sera l’hymne et la consécration de 20 ans de l’Opéra de Paris et de Dix moi d’Ecole et d’Opéra. C’est pour les 20 ans que la chorégraphe : Selin Dundar, le metteur en scène : Denis Morin et la chef de chœur : Marie Christine Laviron, ont suivis les enfants pendant 2 ans, sur le projet et le thème du spectacle. Un travail de longue haleine pour l’équipe artistique qui a un objectif clair : monter un spectacle mélangeant danse, chant, costumes, maquillage avec 53 enfants qui

ne sont jamais monté sur scène. Mais attention, pas n’importe quels enfants, puisque les trois classes qui monteront sur scène viennent des ZEP. Ainsi, en plus d’un travail artistique c’est un travail de discipline, une école de la vie en quelque sorte pour apprendre à ces élèves l’attention qu’il faut, l’obéissance a avoir. C’est un véritable travail personnel que ces « professeurs » entreprennent avec chacun des élèves individuellement. Pendant ces 2 années, c’est une étique et une esthétique de vie qui leur est transmise.

Le projet constitue dès lors un véritable défi qui plus qu’ambitieux, est salué par la critique et par les différents médias, d’autant plus que c’est bien sur la scène du Palais Garnier que va se produire le spectacle. C’est bien la première fois dans l’histoire de l’Opéra que des amateurs se produisent sur la grande scène du Palais Garnier. C’est un magnifique cadeau offert pour les 20 ans de l’Opéra de Paris et pour marquer la réussite du projet Dix mois d’école et d’Opéra.

Ainsi, c’est le spectacle : Lumières qui se jouera le 26 Juin 2011 sur la scène du Palais Garnier et quoi de plus évocateur comme titre que celui-ci qui affiche clairement le but pédagogique du programme : se trouver soi-même, trouver le trésor que l’on a en nous et exploiter toutes nos capacités, on a tous une étoile en nous, et on a tous le droit de briller car chacun à cette lumière cachée au plus profond de soi.

Un travail sur soi que chaque élève doit faire, et qu’ils peuvent faire à la découverte d’un monde qu’il ne connaissait pas forcément, celui de l’Art du Spectacle et des Arts de l’Opéra. Une découverte de soi et de son identité évoquée à travers le mythe de la Caverne et celui d’Orphée et Eurydice.

D’un côté le Mythe de la Caverne laisse échapper un souffle nouveau venant de la découverte des Arts et d’une nouvelle culture pour ces jeunes. Sur scènes les ouvriers travaillent dans la caverne et s’entête à vouloir trouver les urnes du Palais Garnier qui renferment toute son histoire, alors qu’il devrait s’attarder au contraire à forger son futur et au lieu de regarder au fin fond de la caverne, regarder vers la lumière du jour qui est symbolisé par cet accès à la culture qui leur est offert.

De l’autre, c’est le mythe d’Orphée qui est revisité à travers la musique de Gluck qui fait danser les enfants, et le personnage d’Orphée qui se cherche en tant qu’Homme. Une recherche de son moi intérieur que chaque enfant a entrepris tout au long de ces années au sein de Dix mois d’Ecole et d’Opéra et qui parvient à son apogée lors du spectacle.

Théâtre, Danse, Chant se côtoient sur scène pour honorer le parcours de chaque enfant mais aussi tous les métiers de l’ombre qui eux aussi participent à la fabrication de cette fameuse Lyre à 9 cordes.

Mon rôle au sein du projet Lumières dans le cadre du programme Dix mois d’Ecole et d’Opéra se divise en deux parties distinctes. Dans un premier temps, je me suis occupé de la partie plus administrative au sein du projet, notamment des invitations pour les représentations à Bastille et l’unique représentation au Palais Garnier. Puis, je me suis plus penché sur la finalisation de Journal des Jeunes qui regroupe les travaux de tous les élèves de chaque établissement présents dans le programme qui restituent leurs impressions et leurs

créations dans le journal ainsi que sur la réalisation du programme pour le spectacle Lumières. Le travail a été plus particulièrement de la recherche d’informations pour retrouver les œuvres de chaque enfant, la vérification d’informations, la relecture, la correction et assurer la bonne relation entre l’Opéra National de Paris et le Concepteur Graphique : Atalante, qui s’occupe de l’Edition de tous les programmes, affiches, de l’Opéra de Paris et de quelque théâtre parisiens comme le théâtre du Rond point.

Ensuite, dans un deuxième temps, mon rôle a été plus celui d’Assistant de l’Equipe Artistique tout au long de la semaine d’insertion des élèves pour les premières répétitions à l’amphithéâtre Bastille. Une présence qui je pense a été importante pour les enfants, qui ont réalisé quel était mon rôle exactement, car j’ai imaginé que ça devait être dur pour eux qui à la base ont du mal à obéir et à accepter la discipline, d’obéir du jour au lendemain à quelqu’un qu’ils ne connaissaient pas. Ainsi petit à petit, ils se sont habitués à moi, et ma présence est devenue de plus en plus indispensable d’autant plus que je suis parvenu à obtenir le rôle de régisseur à l’amphithéâtre Bastille et au Palais Garnier. (Anecdote : Dernier représentation de Bastille, mon arrivée un peu tardive à mon poste de régisseur avait fait peur aux élèves qui ne pensaient pas que j’allais venir et donc qu’ils allaient rater le spectacle sans moi.)

Mais les enfants n’ont pas toujours été faciles et il a fallu du temps pour obtenir un minimum de discipline et d’écoute de leur part, certes les premiers jours de répétitions mêlaient nouveautés et excitation ce qui n’a pas facilité l’obéissance, mais en vue du spectacle, le stress montant, ils sont devenus de plus en plus attentifs, s’habituent à leur costume, à leur maquillage et à leur coiffure et à nous par la même occasion. Notre autorité a de plus en plus de poids puisque l’on devient leur repère, et sans repère ils n’arrivent pas à se retrouver sur scène, pour les entrées, sorties, coulisse, etc.

En revanche, même si le spectacle s’est très bien passé, puisque les enfants ont été très disciplinés et attentifs notamment à cause du stress de posséder la scène à eux seuls, très vite la semaine d’après pour les répétitions, le « chaos » revient à cause du mélange de la fatigue et de l’excitation et des mauvaises conditions de répétitions, car les salles disponibles ne sont pas très bien sonorisés, et la seule répétition sur le plateau de Garnier se tiendra Dimanche après-midi juste avant la représentation du Dimanche 26 Juin.

La représentation du Dimanche 26, de mon point de vue, n’a pas été la meilleure, certes les élèves étaient emprunts d’une conscience du fait qu’ils se produisaient sur une des plus grandes scènes du monde, ils se sont donnés aussi, mais il est vrai que la première des représentations à Bastille restera la meilleure, car chargée d’émotion. Il est néanmoins vrai que la représentation à Garnier en était chargée, mais chargée d’une émotion bien différente qui sonnait la fin d’un projet et non l’apogée du spectacle. On avait l’impression que bien avant de monter sur scène les enfants étaient déjà dans l’optique d’une année terminée, et d’un projet qui s’achève, donc sur la tristesse d’un départ, et d’un retour à la « vie normale » ce qui a affaibli la force émotionnelle du spectacle à mon sens.

En ce qui concerne mon rôle, tout c’est bien passé, évidemment les entrées et les sorties des acteurs étaient bien différentes de celles à Bastille puisque le plateau n’était pas du tout le même, sa configuration permettait aux acteurs de rentrer par plusieurs plans différents, il fallait donc jouer avec les différents plans contrairement à la scène de Bastille qui n’offrait qu’une possibilité d’entrée et de sortie. Malgré cette nouvelle difficulté, tout s’est bien passé,

il n’y a pas eu de problèmes majeurs, les élèves ont bien suivis mes instructions, et étaient toujours là quand il le fallait. Très attentifs, très stressés aussi, ils n’ont pas été indisciplinés dans les coulisses, ni dans les loges, bien au contraire, ils étaient à l’écoute.

Le projet touchant à sa fin et le spectacle maintenant terminé, il est temps de dresser un bilan pour observer ce qui a marché et ce qui n’a pas marché lors du spectacle. Nous aborderons les points positifs et les points négatifs du programme en lui-même, plus tard. Ce que les élèves ont eux acquis par les élèves, c’est bien sûr l’écoute, la discipline et la canalisation de leur énergie pendant les répétitions et le spectacle car leur intérêt est suscité par les différentes disciplines artistiques. Cependant, cette acquisition ne s’est pas faite du jour au lendemain, il a fallu du temps et de la patience, mais petit à petit ils ont compris que le spectacle était uniquement pour eux et eux seuls, et que nous ne pouvions pas les aider à cela. En revanche, on peut signaler un manque d’autonomisation, car en tant que régisseur, je devais quand même les prévenir à l’avance de leurs entrées pour qu’ils soient prêts à rentrer sur scène, car ils ne venaient pas d’eux même et ne savaient au début, même pas ou l’on en était dans le déroulement du spectacle.

Effectivement, que ce soit dans le cadre du spectacle Lumières, mais aussi dans le cadre de mon stage, il y a des choses qui n’ont pas fonctionné et il est vrai que l’on peut émettre quelques petites critiques sur le fonctionnement des équipes qui s’occupent du projet. Premièrement, et ce dès les premiers jours j’ai remarqué le manque de communication au sein de l’occupe qui dirige le programme Dix mois d’Ecole et d’Opéra qui du coup entraine des malentendus qui n’auraient pas lieu d’être car les informations sont mal transmises, et même parfois pas du tout transmises.

On apprend qu’il y a une réunion à la dernière minute, que les élèves vont arriver à telle heure alors qu’ils sont déjà là, que l’on est invité à une conférence ou à un spectacle le jour même, du coup cela nuit à l’organisation du système et à notre organisation personnelle. Un fonctionnement qui manque d’organisation et de «coup de jeune», si l’on peut dire ça comme ça, on sent qu’il est temps pour la directrice de quitter son poste qu’elle détient depuis 1991. A force d’avoir défendu son programme, son discours devient de plus en plus caricatural à la longue, toutes ses phrases sont des hyperboles, ce qui décrédibilise totalement son discours, alors que dans le fond les idées sont très intéressantes. Une touche de neuf ne serait pas non plus à négliger au sein de la mise en œuvre du journal des jeunes qui certes regroupe les témoignages des élèves mais n’est pas réellement réalisé totalement par les jeunes, puisque la maison d’Edition fait un immense travail qui se compte en dizaine d’heures par rapport au graphisme et à la mise en page du journal. Et en ce qui concerne les œuvres des élèves, il est aussi important de noter que les témoignages, et les dessins des élèves sont préalablement sélectionnés par la directrice. Ce qui dénature totalement le journal qui devient le recueil des meilleures œuvres, pas un seul témoignage ne parle en paroles négatives de l’Opéra, comme par hasard... Le journal des jeunes, devient le journal des meilleurs élèves, ou toutes les voix ne peuvent s’exprimer, il semblerait que certaines même soient censurées ce qui est totalement contradictoire avec les idées que défend le programme. Le journal des jeunes a vraiment besoin d’être le reflet de toutes les émotions et ressentiments des élèves, et non un miroir renvoyant une image faussée.

Il est clair que l’image du programme en lui-même est bien soignée, que ce soit avec le Journal des Jeunes qui exposent les meilleurs des témoignages et des œuvres artistiques, mais

aussi avec la Classe des Petits Violons qui de plus en plus se fait la vitrine de la réussite du programme. Je pense qu’ils sont trop mis en lumière, on finit par ne parler que d’eux, et on oublie les 32 autres classes qui, pourtant au même titre, participent au programme. Evidemment, que l’ambition a été forte quand le programme a commencé puisque le violon ne faisait pas parti de la culture et que c’est un instrument difficile à jouer. Malgré cela, ces petits violons se sont réellement améliorés et ont développé un goût particulier pour jouer de leur propre initiative.

Quand ont voit les enfants prendre leur violon et se mettre à jouer tout seul avec entrain, ou les élèves chanter à tu tête les airs d’opéra, c’est un véritable bonheur car c’est une preuve qu’ils ne sont pas forcés à faire tout ce qu’ils font, mais ils prennent plaisir à faire ce qu’ils font et à s’épanouir sur scènes grâce aux Arts du Spectacle.

En revanche, même si ils semblent content de participer au projet, on peut peut être émettre un bémol en ce qui concerne la question du choix : Ont-ils choisi de participer à ce projet, ou ce projet leur a-t-il été imposé ? La réponse est vite donnée, non, les élèves n’ont pas choisi de faire partie du programme Dix mois d’Ecole et d’Opéra, c’est en réalité l’établissement qui prend la décision et leur impose d’entrer dans le projet. En général, l’établissement propose une classe en réelle difficulté scolaire, et espère pouvoir obtenir des résultats dans l’amélioration des comportements et des résultats scolaires grâce au projet. Mais, les élèves le disent tous, quand je les ai interviewés : « Au début, on trouvait ça nul ».

Comme je l’ai précisé précédemment, c’est bien l’établissement qui choisit quelle classe va rentrer au sein du programme : Dix mois d’Ecole et d’Opéra. Ce choix, ce fait évidemment par rapport au niveau de la classe, et en général c’est la classe en réel échec scolaire qui bénéficie du programme. Une culture des élèves en grave échec scolaire se met en place donc. Que fait-on alors des classes qui ont des difficultés, mais qui soi-disant n’en ont pas assez pour intégrer le programme ? On les laisse à leurs difficultés ?

Prenons un exemple concret, pour le spectacle Lumières, trois classes étaient regroupées et il est clair que deux personnes se détachaient du lot. L’une grâce à son manque de concentration constant, son agitation et sa désobeïssance, et l’autre grâce à son intelligence, sa vivacité et son intéressement, j’ai nommé Kervensh et Dana. Ces deux élèves sont totalement opposés. L’un le dit lui même, il a du mal à se canaliser et à rester en place, alors que l’autre est constamment intéressée par ce qui se passe, pose les bonnes questions au bon moment, est curieuse, etc... Alors, que faire face à une classe remplie de Kervensh et une face remplie de Dana ? Va-t-on prendre le risque de faire intégrer une classe remplie de Kervensh dans le programme, alors que peut-être le résultat ne sera pas celui que l’on attendait ? Ou intégrerons-nous une classe remplie de Dana qui ne demande qu’un coup de pouce pour développer ses capacités, et se faire recadrer quand il le faut pour ne pas perdre son attention. Dans l’optique de Dix mois d’Ecole et d’Opéra, il semble clair que l’on choisirait la classe en grave échec scolaire, mais à quel prix ? Celui de laisser sur le bord de la route ceux qui réussissent un peu, mais pas très bien, et de cultiver les classes aux mauvais élèves.

De plus, ce que l’on pourrait reprocher au programme c’est que celui-ci s’inscrit sur une durée déterminée de deux ans uniquement, et donc qu’en dehors de cette période définie, les élèves ne sont pas suivis pour les accompagner dans une démarche artistique s’ils en ont envie. On les «abandonne» après ce projet. Ce qui peut accentuer leur perte de repère.

Malgré cela, l’un des points fort reste évidemment l’idée de vouloir ouvrir des portes aux jeunes qui ne les auraient pas ouvertes tout seul, leur donner cet accès pour pouvoir développer en eux des capacités, des envies et des valeurs même, mais aussi la volonté de développé de plus en plus ce programme et d’en faire réellement un programme non pas pour les jeunes mais par les jeunes, avec le développement et l’ouverture à l’échelle européenne voir internationale pour réunir des enfants de différentes cultures. On assiste a une volonté encore plus forte d’autonomisation des élèves pour qu’ils créent leur propre spectacle et non pas qu’il joue le spectacle qui a été écrit pour eux.

A cela s’ajoute la souhait de mettre en lumière toutes les classes participant au projet, et non seulement les trois classes qui se produisent à l’Opéra de Paris, en organisant un festival de Dix mois d’Ecole et d’Opéra, ou tous pourrait voir l’aboutissement du travail de chaque classe sans laisser aux oubliettes 30 classes sur 33.

Ce programme ne cesse de grandir, notamment cet été grâce au festival d’Avignon et qui a pour projet de se développer au niveau international. Plus encore, les mécènes augmentent au fur et à mesure et finance de nouveaux projets qui semblent se dessiner comme par exemple l’idée d’une nouvelle classe instrumentale comme les Petits Violons, ou plus axées sur le théâtre ou la danse.

Le programme Dix mois d’Ecole et d’Opéra n’est pas qu’un simple projet pédagogique et artistique, mais une Ethique et une Esthétique de Vie. Défendre des valeurs, permettre l’accès à la culture à tous les enfants quels que soit leur horizon. Un accès à la dignité. Il n’y a pas de mauvaise réponse dans le monde du Spectacle, c’est une question de ressenti, et chacun perçoit l’Art différemment, ils sont donc libres d’interpréter, libres de s’exprimer et libres d’imaginer.

Participer à ce programme m’a appris la vie en entreprise, l’importance de la communication dans le travail, mais aussi il m’a appris à être réactif dans toutes les situations, m’a permis de côtoyer le monde du graphisme, de la culture en rencontrant des personnes très importantes qui travaillent à la Scala de Milan ou encore l’Opéra de Paris mais aussi l’ancien ministre la Culture : M. Jack Lang.

En décrochant le rôle de régisseur pour le spectacle des 20 ans, un poids important se posait sur mes épaules, il fallut m’adapter aux différentes scènes, aux enfants, en assistant à toutes les répétitions, je suis devenu un véritable repère pour eux, et je me suis senti très important à leur yeux. Une aventure réellement humaine qui à la suite de la représentation de Garnier s’achève avec beaucoup d’émotion, même pour moi qui n’a été la que 2 mois. Les ayant suivis depuis leurs premières répétitions sur la scène de Bastille et voyant les progrès immenses faits, les voir s’épanouir sur cette scène, a été très émouvant, mais cette représentation sonnait aussi le glas d’une aventure pour eux, qui se résume pour la plupart d’entre eux à un mot : chance. Une chance dont ils prennent conscience quand le rideau se baisse car ils savent très bien qu’ils retourneront l’année prochaine dans leur salle de cours et que le plateau ne sera plus sous leur pied, l’écoute de la part des artistes et la notre, ne sera plus la même qu’avec les professeurs, mais ce qui restera graver c’est cette expérience de 2 ans qui les a élever sur l’une des plus grandes scènes du monde.

Dix mois d’Ecole et d’Opéra est une véritable Ecole de la Vie qui leur apprend les valeurs fondamentales, et les qualités requises dans la vie et dans le monde du travail tel que l’Ecoute et l’Attention, et encore mieux que cela, c’est un véritable message qui est transmis et que les élèves ont compris à l’issu de ces deux ans, ils le disent eux-mêmes : « J’ai appris que quelque soit le chemin que l’on prend, il faut toujours se battre et avoir le courage de réaliser ses rêves ».

Un programme qui détient donc un message fort pour notre société actuelle qui alimente son élitisme et met de côté les autres : « Ne plus avoir d’a priori » ; « Ce programme c’est une autre façon d’apprendre (...) Je suis plus ouverte & ça m’a donné envie d’étudier, de réussir ! » ; « Ca m’a donné la niaque » ; « C’était une façon de communiquer & de partager des idées » ; « A travers l’art on résiste, on invente, on oublie, on change les gens » ; « Mieux partager l’instant présent »

On a même de véritable témoignage : « J’avais 15 ans, j’étais timide, je ne parlais pas correctement français, j’étais perdue quand je suis arrivée à l’Opéra ! Je suis maintenant titulaire de mon poste ! Je n’ai pas galéré ! Je ne suis pas allée à l’ANPE. Avant j’avais honte, mais maintenant, franchement, je suis fière de moi. »

On s’aperçoit alors clairement que ce programme apporte beaucoup aux enfants scolairement et encore plus moralement, intellectuellement et humainement ! Pour ma part, c’est une réelle expérience humaine que j’ai vécue en côtoyant ces jeunes et en apprenant à les connaitre, on devient leur repère et on sait que l’on est important pour eux, même si l’on est pas sûr d’obtenir une reconnaissance à la fin. Mais quand cela arrive, c’est magique. Je me souviendrais toujours de ce moment ou je passais devant leur bus et ou tous se sont mis à taper contre les vitres, à me faire de grands signes et à crier mon nom. C’est à ce moment là que l’on sait que tout notre travail a finalement payé et à quel point on est indispensable pour eux.

En dehors de cette aventure humaine, cette expérience m’a réellement confirmé le fait que je voulais travailler pour transmettre et aider les autres à travers les arts du spectacle, de la musique si c’est possible. Je sais bien évidemment que beaucoup de gens vont se dire que c’est à cause du nom : Opéra de Paris que j’ai accepté ce stage, mais pas du tout, ce que j’ai voulu c’est au sein de celui-ci défendre des valeurs qui sont les miennes et qui me tiennent à coeur, et je voudrais parvenir moi aussi, un jour, dans le futur, à défendre ces mêmes valeurs dans mon futur métier. Evidemment je n’oublie pas que ce stage m’a offert une opportunité incroyable qui a été de travailler sur la scène du Palais Garnier et je remercie chaleureusement Danièle Fouache pour m’avoir donné accès à cette fabuleuse opportunité professionnelle et humaine.

Pour conclure, ce stage m’a permis comme je l’ai dit de rencontrer des gens, mais aussi d’avoir plusieurs opportunités. En rencontrant Cristina, une italienne qui va venir travailler au sein de l’équipe de Dix mois d’Ecole et d’Opéra, et en discutant avec elle, je vais peut-être pouvoir aller travailler à l’Opéra de Turin prochainement, et à Avignon l’été prochain car elle s’occupe d’une Ecole de Danse qui se produit partout dans l’Europe et elle souhaite développer un projet européen, voir international pour diffuser la culture italienne à grande échelle, ce qui m’intéresse beaucoup en vue de mes projets futurs.

Je souhaite remercier tout d’abord mon professeur de Littérature, Mme Mimouni pour m’avoir soutenu, Danièle Fouache, Dominique Laudet et Laurent Pejoux pour m’avoir accueilli dans leur service et permis de vivre cette fabuleuse expérience professionnelle et humaine, ainsi que Claude et Wandrille, les deux stagiaires qui m’ont apportés joie et bonne humeur pendant ces deux mois.

Jason Dozier.

 

 

Rapport de stage de Constance MICKIEWICZ

 

J’ai effectué mon stage au service des affaires européennes de l’Assemblée Nationale du 6 juin au 1er juillet 2011. Tutrice : Mme Corinne Douziech, cdouziech@assemblée-nationale.fr


Le Parlement français se compose de plusieurs services administratifs dont fait partie le service des affaires européennes. Celui-ci se charge des relations entre le Parlement français et les Parlements européens en organisant notamment des rencontres entre les députés français et les députés étrangers (en invitant des délégations étrangères à l’Assemblée par exemple), en fournissant aux députés des rapports de fond sur différents thèmes touchant aux relations internationales.

Le service est constitué de 32 personnes aux missions différentes et placées sous une certaine hiérarchie. Le directeur du service est Jean Pierre Bloch et le chef de division est Monsieur Guy Chauvin.

La majorité du service est composée d’administrateurs chacun spécialisés dans un domaine (par exemple la politique agricole commune), d’administrateurs adjoints, de secrétaires et d’agents (chargés de la maintenance).

Ce service est rattaché à la Commission des affaires européennes composée cette fois de députés dont le président est Monsieur Pierre Lequiller. Celle-ci procède à de nombreuses auditions de ministres et de personnalités françaises et européennes. Elle effectue un travail d’information sur les décisions prises par les Parlements européens pour les députés de l’Assemblée Nationale et contrôle les décisions prises par les Parlements étrangers.

• Activités


Les personnes me fournissant du travail étaient essentiellement des administrateurs ou des administrateurs adjoints, ceux-ci effectuent les travaux de rédactions, de recherches, afin d’assister les députés et font partie de la catégorie la plus élevée de l’administration de l’Assemblée Nationale.

N’ayant pas de réelles compétences dans les domaines de prédilection du service : économie, droit, études comparées droit français et droit étranger, je n’ai pas pu contribuer à l’élaboration de rapports ou de notes sur ses sujets.


En revanche ma connaissance de l’anglais m’a permis d’effectuer mon premier travail : un lexique anglo-français de mots techniques concernant la défense et les organisations internationales pour les députés.

En effet les députés français rencontraient en Angleterre les députés britanniques pour discuter de la campagne militaire de Libye et de la situation en Syrie. Il m’a notamment fallu rechercher dans la presse actuelle anglophone les expressions intéressantes à répertorier. Ce travail m’a permis l’enrichissement de mon vocabulaire anglais et une lecture importante de la presse internationale.


J’ai ensuite reçu la mission d’élaborer un bilan des élections législatives s’étant déroulées en Europe entre janvier 2011 et juin 2011 ainsi qu’une note de synthèse sur ce sujet.


Ce travail était à la fois un travail de recherche et de synthèse mais aussi d’analyse. En effet, j’ai du tout d’abord recherché les informations demandées et les présenter de façon précise. Ensuite, à la lumière des résultats de ces élections j’ai pu rédiger une note de synthèse en mettant en évidence les tendances politiques générales se dégageant de ces élections, les points communs et différences entre les situations des différents pays concernés. Enfin l’analyse des résultats des différents pays était nécessaire afin de comprendre les raisons ayant produit ces résultats.


Ces bilans sont utiles aux administrateurs comme support pour la rédaction de leurs rapports et notes. J’ai ensuite effectué le même travail pour la période juin à décembre 2010 et réalisé une synthèse d’ensemble sur les deux périodes.


Un historique des relations entre la France en tant que présidente du G20 et l’ONU depuis le début de l’année 2011 m’a été demandé. Ce travail a servi un administrateur qui travaillait alors sur un rapport concernant le G20. Cet historique était essentiellement un travail de recherche auprès des sites spécialisés mais aussi dans la presse et la documentation de l’Assemblée.


En effet mon statut de stagiaire m’a donné la possibilité d’accéder à la bibliothèque de l’Assemblée. Grâce à ce travail, j’ai pu me renseigner sur le fonctionnement de l’ONU.

Etant intéressée par les relations internationales pour mon avenir, cela m’a beaucoup plu.


Mes compétences dans le domaine de la rédaction littéraire ont été utilisées : la première partie d’un rapport sur le G20 d’une vingtaine de pages m’a été confiée afin que je le relise et que je le corrige. J’ai ainsi pu découvrir le système complexe de relecture de l’Assemblée : un texte écrit sortant de cette institution ne doit comporter aucune erreur, en effet il peut être présenté aux personnes les plus reconnues dans le monde ou être rendu public. Ainsi des dizaines de personnes sont chargées de relire les textes et de les corriger.

J’ai trouvé ce travail très intéressant : en effet il m’a fallu plonger dans un domaine plus économique avec lequel je m’étais familiarisée pendant mon lycée afin de comprendre les idées de son auteur. Ensuite j’ai pu corriger quelques formulations tout en veillant à sauvegarder le sens donné par l’auteur. J’ai découvert une rédaction très technique, propre aux rapports, différente des rédactions que je manipulais jusqu’à présent.


Enfin j’ai rédigé une petite synthèse de la situation de l’Union Européenne en juin 2011. Cela m’a paru laborieux étant donné la difficulté à collecter les informations. D’autre part la situation économique de l’U.E m’a semblé compliquée à expliquer car je n’ai pas de réelles compétences en matière économique.

Etant à l’Assemblée j’ai pu accéder à différents évènements : j’ai assisté à une séance de questions au gouvernement en découvrant le cérémonial et les formalités d’une séance publique ainsi que la véhémence de certains députés pendant la séance.


J’ai eu également droit à une très intéressante visite guidée du palais Bourbon.


J’ai aussi participé à des réunions au sein du service : audition de monsieur Laurent Wauquiez sur les relations union européenne et Méditerranée et grâce aux personnes que j’ai rencontrées pendant mon stage je suis allée à une convention de l’UMP sur la place des femmes dans la société.

Cette réunion n’était absolument pas une réunion militante pour le parti mais un groupe de réflexion très riche avec des personnalités compétentes dans ce domaine (présidentes d’associations féministes ou patrons de grandes multinationales pour la place des femmes au travail) qui m’a beaucoup intéressée.


Toutes ces activités m’ont permis de comprendre et d’observer le fonctionnement de cette prestigieuse institution nationale qu’est l’Assemblée.


• Observations personnelles


Ce qui frappe le plus est la séparation existant au sein même de l’Assemblée Nationale entre l’administration et le politique. En effet, l’Assemblée Nationale n’est pas seulement un hémicycle rempli d’hommes politiques, les députés. L’Assemblée regroupe beaucoup plus d’administratifs que de politiques et fonctionne comme un ministère.


Cependant l’hémicycle et l’administration sont bien distincts. J’ai pu remarquer que les administratifs sont tous au service des politiques donc des députés et des ministres. Les hommes politiques sont placés au plus haut rang dans la hiérarchie de l’Assemblée. Une sorte de barrière « formelle » s’est donc installée entre les deux secteurs.


J’ai aussi été frappée par les conditions exceptionnelles de travail offertes aux députés : le palais Bourbon fonctionne comme une ville à part entière avec son relais de poste, son coiffeur, sa bibliothèque, ses restaurants, ses salles de réceptions, ses appartements privés, ses cours de sport ainsi que la représentation de beaucoup de corps de métier : les techniciens, les jardiniers, les cuisiniers, les journalistes. Les députés ont aussi la possibilité, dans leurs bureaux, de travailler plusieurs jours d’affilée grâce aux lits dont ils disposent notamment.


Au sein même du service, j’ai trouvé que l’ambiance de travail était excellente.

Cependant d’une part, j’ai été étonnée par l’absence de « spécialistes » en langues étrangères alors même que ce service est celui des affaires européennes.

En effet, le service s’occupe des rencontres entre les français et les étrangers et reçoit aussi souvent des documents en langues étrangères à traduire or les « seuls » capables de réaliser ce travail sont les stagiaires qu’ils recrutent pour cela. Mais aucun membre « stable » du service ne s’occupe de ce domaine.


D’autre part, je me suis rendu compte que le travail de fond fourni par les administrateurs, bien que très intéressant, ne constitue pas forcément une réelle avancée dans les relations entre les pays membres mais permet plutôt de se rendre compte des situations entre ses relations. Les décisions ne semblent pas être prises vraiment au niveau de ce service.

Malgré tout, un formidable travail diplomatique est réalisé car des rencontres sont très souvent organisées même avec les nouveaux pays membres de l’U.E.


J’ai aussi trouvé que la moyenne d’age du service était assez élevée. Les seuls « jeunes » du service sont les stagiaires qui ne font que passer. Il est possible que le dynamisme dans les décisions à prendre en pâtisse.

Enfin je me suis rendu compte, au sein du service, de l’absence de flexibilité représentatif de toute l’administration. Le système hiérarchique m’a semblé très pesant et beaucoup de nouvelles idées sont vouées à disparaître en raison d’une sclérose dans le fonctionnement du système ou chacun ne doit veiller qu’à remplir sa mission strictement.

 


Finalement, au niveau du service, ce cours passage dans un secteur s’occupant de relations internationales m’a permis de comprendre la fragilité du maintien des bonnes relations entre les différents pays du monde. Au niveau de l’Assemblée en elle-même, le stage m’a permis de découvrir son fonctionnement et de revenir sur les fondamentaux de la République française.


Enfin j’ai été plongée au cœur de l’administration française et donc du secteur public. Ayant auparavant fait un stage dans le secteur privé, j’ai pu comparer les deux et saisir leurs différences. Ce stage, plus tourné vers l’observation que vers l’activité professionnelle, m’a beaucoup intéressé et m’aura permis de préciser mon souhait de carrière professionnelle.

Constance MICKIEWICZ

1er juillet 2011

 

Rapport de stage de Macha Paquis

 

Stage à : Truc De Nana www.trucdenana.com

Responsable du stage : Justine Andanson, rédactrice en chef

Lieu du stage : 86 rue de Charonne, Paris 11ème et télétravail


Stage à : Artistik Rezo www.artistikrezo.com

Responsable du stage : Jean-David Boussemaer, rédacteur en chef

Lieu du stage : Espace Pierre Cardin, Paris 8ème et télétravail


Après l’année d’hypokhâgne, j’ai fait comme beaucoup d’autres un stage. A vrai dire, j’en ai même suivi deux en même temps : comme il s’agissait en majorité de télétravail pour les rédactions de deux sites internet, j’ai pensé que cela ne pouvait m’être que bénéfique, en m’apportant deux expériences différentes. Je suis donc restée trois semaines à chaque fois, dont deux semaines qui se sont chevauchées.

J’ai commencé mon premier stage chez Truc De Nana, un webzine féminin qui regroupe toutes les rubriques que l’on pourrait trouver dans un magazine féminin version papier : actus, mode, beauté, déco, bien-être, sexo/psycho, recettes… Cela m’intéressait dans la mesure où j’aime beaucoup la mode. Même si ce n’était pas la rédaction de Vogue, cela me donnait toutefois une première approche du milieu.

La première semaine de stage s’est déroulée dans les locaux de la rédaction : comme on peut se l’imaginer, une rédaction d’un magazine féminin, c’est plein de magazines partout, des produits de beauté, des catalogues, des coupures de presse, des colis recelant des échantillons qui arrivent tous les jours… Un petit inconvénient tout de même pour le journalisme web : toute la journée (9h-18h) on est scotchés devant son ordinateur. En effet, il faut contacter les attachés de presse de tel ou tel produit que l’on veut citer, afin d’obtenir les visuels, et pourquoi pas un échantillon ; il faut se renseigner sur les dernières tendances, les derniers évènements de l’actu mode ; il faut rechercher les nouvelles collections de vêtements, etc.

Comme la rédactrice en chef était très occupée, elle m’a délégué de nombreux articles, après avoir vu que je parvenais facilement à m’adapter au ton du site. Sur les sites féminins, il faut en effet écrire d’une manière particulière : phrases courtes et accrocheuses, apostrophes aux lectrices, petites touches d’humour. Ainsi, elle m’a donné de nombreux et divers articles à faire, tant de longs articles nécessitant une véritable recherche pour offrir un panel varié (maillots de bain, produits de beauté, festivals…) que des brèves et des articles plus courts à vocation plutôt publicitaire, pour telle marque ou tel produit. J’ai également découvert la retranscription d’interview (artistes ou chefs d’entreprise) et la mise en forme et en page d’un article. J’ai été aussi chargée d’actualiser les fils info (dernières actus mode/beauté ou bons plans, en quelques caractères) et de répondre aux questions des lectrices (beauté, santé, psycho). Au final, comme la rédactrice en chef était satisfaite de mes articles, elle les publiait directement, sans y apporter de modifications (ou bien, s’il y avait quelque chose qu’elle désirait changer, elle m’en faisait part).

J’ai également assisté à des conférences réservées à la presse, pour la présentation d’un nouveau produit, la démonstration d’un atelier culinaire et l’ouverture d’un nouveau magasin. Il s’agissait de prendre des notes et éventuellement des photographies de ce que l’on nous présentait, pour pouvoir en reparler sur le site ultérieurement. Il n’y a rien de véritablement passionnant dans ces présentations, puisqu’elles sont très souvent faites d’un point de vue marketing afin de nous vanter le produit en question, mais l’accueil réservé aux journalistes est assez plaisant (petits-déjeuners, dégustations, séances personnalisées, petits cadeaux…)

Le reste du stage s’est déroulé en télétravail, c'est-à-dire que je les contactais directement par mail ou par téléphone depuis chez moi, où je continuais d’écrire mes articles. Cela est plus confortable (on évite les transports, on s’organise à son rythme) mais je n’avais pas le contact direct avec les autres journalistes que j’avais pu avoir dans les locaux : au bout d’un moment, on manque de « social » ; je n’avais plus non plus accès aux dossiers et coupures de presse qui étaient dans les bureaux.

Ce stage fut donc une première expérience intéressante dans le milieu du journalisme. En écrivant des articles, qui resteront sur le site (tel est l’avantage des webzines), j’ai pu me familiariser avec le milieu. Cependant, en découvrant l’intérieur d’un magazine féminin, j’ai pris conscience que cela ne me convenait pas tant que ça. Ce que j’apprécie et qui m’intéresse, c’est la mode en tant que création esthétique et recherche autour d’un vêtement, alors que le journalisme féminin est plutôt orienté sur la valorisation des vêtements (et produits de beauté, de décoration, de bien-être…) avec un fort aspect publicitaire. C’est cela qui m’a déplu, puisque certains articles n’étaient consacrés qu’à une marque, qu’il fallait mettre en valeur : on n’a alors pas de véritable sélection à faire, ni d’avis à donner. Le journalisme féminin ne travaille pas sur le côté esthétique, « beau » que l’on peut attendre de la mode, il se restreint à la promotion, au marketing.


Mon second stage était très différent du premier. Artistik Rezo est un site internet consacré à l’art et à la culture. Portraits d’artistes, analyses d’expositions, informations sur les nouveautés du monde culturel (cinéma, théâtre, expositions, musique…) : voilà ce que peut présenter le site Artistik Rezo.

J’ai commencé par rencontrer le rédacteur en chef et l’équipe du magazine. En apprenant mon intérêt pour la mode, ceux-ci ont eu plein d’idées d’article à me donner, car aucune partie « mode » n’existait alors sur le site. Après discussion, ma tâche me fut confiée : écrire de nombreux articles présentant le parcours de grands créateurs de mode qui se sont impliqués dans le monde de l’art, à l’instar de Dior, d’Yves Saint Laurent, ou encore de Lagerfeld.

Le stage s’effectua en télétravail. Pour écrire mes fiches, j’ai du tout d’abord faire un profond travail de recherche, à travers des livres, des documentaires, et internet : quels créateurs ont eu des liens avec le monde de l’art ? En quoi leur biographie a-t-elle pu mettre en valeur ces liens ? Quel fut leur parcours dans la mode et dans l’art ? Ces recherches m’ont permis de me forger une véritable culture de la mode et de ses créateurs.

En fréquentant cet autre univers du journalisme, celui du journalisme culturel, j’ai pu également apprendre quelques notions de base de la profession, comme certains termes journalistiques, ou le fonctionnement d’un magazine. Le rédacteur en chef avait mis en moi une grande confiance, en me laissant le choix des créateurs et du contenu des fiches. Après relecture, il publiait presque directement ces portraits.

Pendant le stage, j’ai du également me rendre à certains vernissages d’expositions, par exemple la carte blanche donnée à l’artiste Claude Lévêque par agnès b. à la Galerie des Galeries. Ces expositions n’avaient pas toutes forcément de rapport avec le sujet de mes articles, mais cela me permettait de découvrir de l’intérieur le monde de l’art et de rencontrer des professionnels du domaine.

A l’issue de ce stage, le rédacteur en chef fut très satisfait de mes différents portraits, et me proposa de devenir contributrice d’Artistik Rezo, en me laissant carte blanche pour les contenus.


En plus de me procurer une première expérience professionnelle, ces deux stages ont été quelque chose de très bénéfique. J’ai pu écrire des articles de tons totalement différents, découvrir les coulisses d’un magazine féminin et d’un magazine culturel, mais également, au travers des différentes rencontres, me constituer un début de réseau dans le monde du journalisme.

 


RAPPORT DE STAGE de Marine Delcros

 

du 06/06/2011 au 06/07/2011

Service de Communication de Levallois

44 rue Gabriel Péri

92300 Levallois-Perret

Directeur du stage : Romuald Hambert, rédacteur en chef


    Présentation du stage

Mon stage s'est déroulé à la direction de la communication de Levallois, constituée de plusieurs services : le service évènementiel, qui organise tous les événements se déroulant à Levallois, les maquettes, l’imprimerie et le service de rédaction où est rédigé L'Info Levallois, le journal de la ville. J’ai effectué mon stage dans ce dernier service, consacré au journalisme.

Deux rédacteurs écrivent les articles pour l'Info Levallois : Maxime Doute, spécialisé dans les pages sports et Ingrid Gamboa, pour les pages culturelles. Des pigistes sont également sollicités pour certains articles. Le rédacteurs en chef, Romuald Hambert lit tous les articles avant de les valider, décide du contenu de chaque numéro et participe à la rédaction des articles. La chef d'édition, Mélanie Douyère, supervise les maquettistes. Elle décide des photos qui illustreront le magazine et s'assure de la mise en page correcte de l'Info Levallois.

En plus de l'Info Levallois, le Service de Communication crée les affiches annonçant les différents événements de la ville, des guides (restauration, petite enfance...) et les suppléments de L'Info Levallois comme par exemple l'Info Voyage.


Lundi 6 Juin


Matin : Arrivée à la rédaction, visite des locaux et rencontre du personnel

Feuilletage de différents supports de communication crées dans le Service de Communication (programme de la ville, guide, Info Levallois…)

Rédaction d’un article pour le site internet des collaborateurs, Intranet , concernant les bornes internet se trouvant dans toute la ville qui permettent aux collaborateurs d’accéder au site.


Après-midi : Rédaction d’un article pour la rubrique « Actualité » de l’Info Levallois, sur le rallye « Trophée Roses des Sables » se déroulant en octobre, auquel participe une Levalloisienne.


Mardi 7 Juin


Matin : Recherche de témoignages de collaborateurs de la ville (Salariés du Conservatoire, de la Mairie, du Service de Communication…) pour la rubrique « Vous avez aimé » du BZZZ. Ce petit magazine s’adresse aux collaborateurs de la ville et la rubrique « Vous avez aimé » présente trois témoignages sur un film, livre, exposition etc, qui ont plu à un collaborateur.

Rédaction du témoignage de Mélanie Douyère, chef d’édition, sur le film Black Swan.


Après-midi : Rédaction du témoignage de Reynald Doussot, vidéaste pour la web TV de Levallois, sur l’exposition Claude Cahun au Jeu de Paume.

Début du travail pour l’article sur le site internet « Family Deal » crée par une jeune femme Levalloisienne, Candice Anzel : découverte du site, centré sur les bons plans de qualité testés par la créatrice du site.


Mercredi 8 Juin


Matin : Prise de note sur le site « Family Deal ».

Après-midi : Début de la rédaction de l’article « Family Deal » et prise de rendez-vous avec Candice Anzel.


Jeudi 9 Juin


Matin : Préparation des questions pour l’entretien avec Candice Anzel

Recherche de photos et d’informations supplémentaires pour la rubrique « Vous avez aimé » du BZZZ en rapport avec les témoignages rédigés le Mardi 7 Juin.

Après-midi : Relecture de l’article « Trophée Roses des Sables », avec le rédacteur Maxime Doute.

Entretien avec Candice Anzel (demande de précisions sur son site, les aspects importants qu’elle souhaite voir apparaitre dans l’article, ses impressions sur le succès de son site…), puis reprise des notes prises durant l’entretien.


Vendredi 10 juin


Matin : Rédaction de l’article sur « Family Deal »

Après-midi : Relecture de l’article avec Maxime Doute.

Prise de connaissance du dossier de presse de l’association Sorya pour un article dans l’Info Levallois. Cette association aide les familles d’un village du Cambodge (financement de soins, installations dans des habitats moins précaires…)


[Lundi 13 Juin férié]


Mardi 14 Juin


Rédaction de l’article sur l’association Sorya


Mercredi 15 Juin :


Matin : Rédaction de l’article sur l’association Sorya

Après-midi : Relecture de l’article avec Maxime Doute


Jeudi 16 Juin


Matin : Relecture de l’Info Voyage (Orthographe, validation de la présentation)

Après-midi : Répétition pour la publicité écrite par le vidéaste, Reynald Doussot, et jouée par les deux rédacteurs et la chef d’édition présentant les trois événements de la rentrée à Levallois : Jardin Bonheur, Salon des Saveurs et brocante.


Vendredi 17 Juin


Matin : Rédaction d’un article sur le Kit Plio d’Handicap International, pour la rubrique « Vite-dit » de l’Info Levallois.

Après-midi : Interview de Katia Ohana de la boutique Kate et du responsable du magasin Krystena (revendeur Apple), les deux magasins se situant à Levallois. Interviews faites avec la rédactrice Ingrid Gamboa et une photographe, pour la rubrique « Commerce » de l’Info Levallois.

Début de la rédaction de l’article sur la boutique Kate.


Lundi 20 Juin


Rédaction de l’article sur la boutique Kate

(Problème informatique empêchant de travailler régulièrement)


Mardi 21 Juin :


Matin : Rédaction de l'article sur le magasin Krystena

Relecture du guide de l’enfance

Après-midi : Relecture du Guide Voyage

Rédaction de l’article sur le magasin Krystena


Mercredi 22 Juin :


Matin : Rédaction de l' article sur le magasin Krystena

Après-midi : Rédaction d'un article sur l’Association Ville Française (AVF) Levallois, qui aide les nouveaux habitants de Levallois à s’intégrer plus facilement.

Relecture de l’article sur la boutique Kate avec la rédactrice Ingrid Gamboa


Jeudi 23 Juin


Matin : Rédaction d'un article pour la rubrique « Vite-dit » de l’Info Levallois sur « L'Atelier du Corps » de Levallois qui apprend l’art du Chi

Relecture de l’article Krystena avec Ingrid Gamboa

Après-midi : Rédaction de l'article sur « L’Atelier du Corps »


Vendredi 24 Juin :


Matin : Rédaction d'un article pour la rubrique « Vite-dit » sur un spectacle pour enfants « La Fée Mito »

Relecture de l’article sur « l’Atelier du Corps » avec Ingrid Gamboa

Après-midi : Rédaction d'un article pour la rubrique « Vite-dit » sur un Opéra se déroulant au Conservatoire Maurice Ravel à Levallois

Relecture de l’article Association Villes Françaises avec Maxime Doute


Lundi 27 Juin :


Matin : Mise sous pli d’invitations pour une exposition à Levallois

Après-midi : Rédaction d'un article pour la rubrique « Vite-dit » de l’Info Levallois sur un concert spécial Ravel « L’heure espagnole » et « Les Musicales », concert des professeurs du Conservatoire Maurice Ravel.


Mardi 28 Juin


Matin : Relecture du BZZZ de l'Été.

Rédaction d'un article pour la rubrique « Vite-dit » sur l’exposition Claude Chanot à Levallois

Après-midi : Rédaction d'un article pour la rubrique « Vite-Dit », d’une mise en scène du roman d’Amélie Nothomb, Stupeurs et tremblements, par une troupe de théâtre à Levallois


Mercredi 29 Juin


Matin : Rédaction d'un article pour la rubrique « Vite-dit » sur la comédie « Boire, fumer et conduire vite » de Philippe Lellouche qui se jouera à Levallois en octobre

Après-midi : Comité de rédaction : Bilan de l’Info Levallois de l'Été et étude du chemin de fer pour le magazine de septembre


Jeudi 30 juin


Matin : Rédaction d'un article pour la rubrique « Santé – Installation » de l’Info Levallois

Après-midi : Découverte & visite de l’imprimerie

Peu d’articles en cours car les sujets ne sont pas encore définis pour septembre à ce stade du mois.


Vendredi 1er Juillet


Matin : Relecture de l'Info Voyage

Après-midi : Tournage de la publicité pour NRJ Paris sur les trois événements de la rentrée à Levallois avec les deux rédacteurs, la chef d'édition et le vidéaste.


Lundi 4 Juillet :


Matin : Entretien avec Aurore Monod-Broca & Ségolène Guertin, les deux Levalloisiennes qui participent au Trophée Roses des Sables, sur lequel j'ai fait un article en début de stage.

Après-midi : Reprise de l'article sur le Trophée Roses des Sables et relecture définitive avec le rédacteur, Maxime Doute.


Mardi 5 Juillet :


Matin : Pas d'activité car le serveur internet ne marchait pas

Après-midi : Archivage

Interview du propriétaire du magasin de literie Bed & Relax à Levallois


Mercredi 6 Juillet


Matin : Article Bed & Relax

Après-midi : Reprise de l'article Bed & Relax avec Ingrid Gamboa, rédactrice

    Remarques personnelles


Dans l'ensemble, ce stage a été très intéressant et très instructif pour plusieurs raisons. Tout d'abord le rédacteur en chef, Romuald Hambert tient vraiment à ce que les stagiaires aient une expérience dans le milieu de journalisme. Il m'a donc laissé faire seule mes articles, qui, après validation par les rédacteurs et lui-même seront publiés, sous mon nom, dans l’Info Levallois. Le fait de faire seule les articles a été très formateur puisque je devais chercher seule des informations, prendre des rendez-vous avec différentes personnes et gérer des interviews. De plus, les articles étaient très variés : certains demandaient des recherches approfondies, notamment pour les longs articles, et d'autres pouvaient être rédigés seulement grâce au dossier de presse. En outre, tous les articles ne correspondaient pas aux mêmes rubriques, certains concernaient la culture, d'autres le commerce ou l'actualité. Enfin j'ai beaucoup aimé les interviews faites des commerçants. La rédactrice Ingrid Gamboa m'a appris à centrer sur les aspects essentiels de chaque boutique, les questions importantes à poser et la manière de rebondir sur chaque réponse donnée.

Ce stage a donc été une réelle opportunité pour approcher le milieu du journalisme et confirmer mon envie d'exercer ce métier.

Cependant, j'ai eu des problèmes informatiques tout au long du stage, m'empêchant d'être connectée au réseau internet et d'enregistrer mes fichiers. Le problème n'a été vraiment résolu qu'à la fin de mon stage. Les informaticiens n'étaient pas très réactifs quant à mon problème, n'intervenant que plusieurs jours après mes appels pourtant répétitifs. Ce problème a été très handicapant, empêchant un travail régulier sur les articles.

De plus, le rythme de travail n'est pas homogène puisqu'en début de mois peu de sujets d'articles ont déjà été validés. De ce fait, les rédacteurs attendent les sujets et n'ont alors pas vraiment de matière pour travailler. Il faudrait peut-être essayer de choisir les sujets des articles plus tôt, en fin de mois par exemple et non en début du mois suivant, afin de permettre aux rédacteurs de s'organiser. La rédactrice attendait, par exemple, la réponse pour une interview de Patrick Poivre d'Arvor. La réponse n'arrivant pas, elle ne pouvait pas commencer son article. Or peut-être que si elle avait été informée plus tôt de cet article, elle aurait pu demander une interview plus tôt et avoir sa réponse au moment de commencer l'article.

Enfin, les rédacteurs et le rédacteur en chef tentent sans cesse de trouver de nouvelles idées pour faire évoluer le magazine ou les évènements de la ville. Or toutes les nouvelles idées doivent être validées par le Maire, M. Balkany qui, souvent, ne laisse pas une grande marge de manœuvre au Service de Communication. Il est donc difficile de faire évoluer le magazine et les événements et de faire valider de nouvelles idées.

 

Rapport de stage de Cécile Poulot


Stage au Musée du Louvre du 1/06/2011 au 30/06/2011 au service du récolement des antiquités égyptiennes, grecques et romaines et art de l’Islam ( SRDAI )

Tutrice : Mme Germaine Chicaya (germaine.chicaya@louvre.fr)

Le Service du récolement : missions et organisations

Sous le nom énigmatique de « récoleur » (terme employé par les personnes du service) se cache une tâche de longue haleine. En effet, le musée du Louvre a effectué depuis le début du XIXe siècle de nombreux dépôts de ses antiques dans des musées de province ou de l’étranger car la collection du Louvre était trop importante pour être conservée et correctement mise en valeur sur place. Cependant, ces dépôts n’ont pas été immédiatement répertoriés par les responsables, près de 24 000 œuvres doivent être ainsi retrouvées et répertoriées par les récoleurs du service après une décision du premier ministre Alain Juppé en 1996. Les chargés au récolement doivent se déplacer en province comme à l’étranger, (re)découvrir les œuvres déposées puis vérifier leur état, les modalités de l’acquisition de l’œuvre et de sa conservation. Une fois rentrés à Paris au service du récolement, les employés remplissent une fiche sur la base de données « Pico » créée par et pour le service selon différents critères (matériaux, état et lieu de conservation, date, mode d’acquisition...). Pour chaque œuvre, un dossier est créé, une version informatique sur Pico et une version papier, avec une bibliographie, la recension de certains documents d’archives pertinents mais également des photos de l’objet. Le travail de récolement peut s’arrêter là mais les enquêteurs peuvent aussi décider le retour des œuvres au Musée du Louvre si celles-ci sont vraiment mal conservées.

Le département SRDAI compte 10 femmes spécialisées par exemple en art de l’Egypte copte de l’époque romaine et byzantine ou en numismatique de l’époque d’Alexandre le Grand. La majorité des personnes du service viennent de l’Ecole du Louvre, ont fait des études d’histoire de l’art, d’histoire et de lettres, d’autres ont plutôt une formation de documentaliste ou de bibliothécaire ou s’apprêtent à passer le concours de bibliothécaire Les employées se définissent parfois comme des inspectrices, car elles doivent à tout prix retrouver la trace de ces œuvres. Depuis 13 ans, le département a pu récoler près de 10 000 œuvres mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Si le SRDAI est spécifique aux Antiquités et à l’art de l’Islam, les autres départements se sont eux aussi dotés de récoleurs comme aux départements des peintures ou des objets d’art.

Les premiers grands envois d’œuvres se sont faits à la suite de l’arrêté du ministre de l’Intérieur sous Napoléon, Jean-Antoine Chaptal, le 14 fructidor (31 Août 1801) qui a conduit à la création d’une quinzaine de musées en Province. Il s’agissait de répartir les biens artistiques entreposés au Louvre particulièrement nombreux, émanant de la nationalisation des biens de l’Église, de la confiscation de ceux des émigrés et des saisies effectuées par les armées révolutionnaires. Il apparaissait clairement que ces biens ne pouvaient être conservés dans leur intégralité à Paris ; certains musées comme le Musée des Beaux-arts de Bordeaux, créé en 1801, a bénéficié dès 1803 de premiers envois de peintures de la part du Musée du Louvre.

Les projets en cours au service du récolement

Le service embauche de nombreux stagiaires pour la plupart étudiants en histoire de l’art de la licence au master ou dans les sciences de l’information et de la communication, Trois grands projets sont en cours et les missions distribuées aux stagiaires s’insèrent dans ces différents projets. Ces projets nous ont été très vite présentés le premier jour de mon stage et je n’ai travaillé que sur deux des trois projets, le troisième étant une base de données entièrement créée par une élève en master pro à l’ENSSIB afin de répertorier un certain nombre de documents d’archives pour pouvoir retracer l’histoire de la constitution des collections du musée.

Le premier projet est un projet de publication en coédition avec Fayard pour un ouvrage intitulé Le dictionnaire de l’histoire du Louvre prévu pour octobre 2012. Ce dictionnaire est en trois tomes, un premier sur l’architecture du palais, le second sur l’histoire du musée et ses collections et le dernier est un réel dictionnaire avec des entrées thématique sur les métiers par exemple ou le fonctionnement interne du musée. Le dernier tome est presque entièrement pris en charge par la chef du service dans lequel je travaille.

Le second projet est également une publication mais spécifique au département dans lequel je travaille : il traite du site égyptien Antinoé, aussi appelé Antinoopolis, situé au sud du Caire et créé par l’empereur Hadrien en 132. Sur ce site, un archéologue français du début du XXe siècle du nom d’Albert Gayet a réalisé des fouilles financées par Emile Guimet, grand industriel, mécène et fondateur des musées Guimet de Lyon en 1879 et de Paris en 1889, à partir de 1895. Les objets découverts ont alors été partagés entre le musée du Caire et du Louvre. On compte aujourd’hui environ 5 000 pièces issues de ces fouilles dont 38 momies appartenant toutes à l’art copte, c’est-à-dire l’art chrétien d’Egypte au début de notre ère. Le projet est un projet d’une publication scientifique faisant appel à différentes types de spécialistes : historiens, tribologues, médecins... L’objectif est une étude anthropologique et génétique pour comprendre notamment s’il y a eu des mélanges d’individus d’origine africaine et asiatique et également une étude des rites funéraires entre l’évolution des traditions égyptiennes d’époque pharaonique et les apports des cultures gréco-romaine et chrétienne. Enfin, cet ouvrage est aussi un moyen de faire un constat des états de conservations des œuvres.

 

Mes missions au service du récolement

J’ai d’abord travaillé  sur le projet d’Antinoé. Il est prévu d’insérer à la fin de l’ouvrage un tableau récapitulatif des 5 000 œuvres découvertes. Ce tableau doit comporter différentes entrées pour donner une approche exhaustive du site et des objets découverts : l’objet, sa matière, son état, ses numéros d’inventaires et les titres d’une bibliographie de référence si il y en a une. Ce tableau s’adresse surtout à des spécialistes ou des personnes qui travaillent sur l’Egypte copte en master ou en thèse. Si l’essentiel du tableau a été fait par une stagiaire précédente, le récolement des pièces n’est pas fini et les récoleurs créent très régulièrement de nouvelles fiches sur la base de donnée Pico puisque le récolement continuera au moins jusqu’à la parution de l’ouvrage. Par exemple, trois personnes sont parties durant mon stage récoler plusieurs poteries en céramique et plusieurs tissus découverts sur le site d’Antinoé par Albert Gayet dans les années 1900 et déposés par la suite à la Cité de la Céramique de Sèvres, soit 83 pièces à minutieusement regarder et à évaluer. J’ai dû insérer dans le tableau ces objets tout nouvellement récolés.

En outre, on m’a demandé de créer une sorte de dossier de presse, réunissant les articles locaux ou nationaux traitant d’Antinoé comme ceux des journaux Nord Eclair ou La voix du nord de la ville de Lille ainsi que les extraits des journaux télévisés régionaux de la chaine France 3. Ce dossier doit être transmis à tous les participants au projet ainsi qu’au département de la communication du musée du Louvre. En effet, l’étude des momies et surtout le fait que ces momies aient subi des scans et des radios au CHU de Lyon sont des évènements qui font l’objet d’une couverture médiatique : ainsi deux reportages de quelques minutes sont passés à la fin du mois de mai au journal de 12h puis de 19h de la région Rhône-Alpes un même jour.

 

Ma seconde mission a été de créer un tableau Excel pour l’article « Dépôt » du Dictionnaire de l’histoire du Louvre que rédigera Yannick Lintz, conservatrice en chef du service. Ce tableau chronologique permet de voir par dates les dépôts effectués par le Musée du Louvre dans d’autres musées français. Ce tableau a été créé à partir des comptes rendus des départements des antiquités grecques, romains, égyptiennes et art de l’Islam, des objets d’art, des arts graphiques, des sculptures et des peintures qui ont récolé leurs œuvres déposées en France.

Le tableau réalisé a mis en exergue les périodes où les envois ont été particulièrement nombreux mais aussi quel type d’œuvre le musée du Louvre a préféré déposer à tel ou tel moment. Les dépôts les plus nombreux ont été effectués durant la IIIe République dans les années 1870 ainsi qu’en 1863. Les envois particulièrement nombreux d’œuvres dès les débuts de la IIIème République s’expliquent par la multiplication des musées dans toute la France à cette époque, l’objectif étant de créer une histoire commune à tous les Français. En outre, l’importance de certains envois d’œuvres dans les années 1860-1870, surtout en 1863, permet d’illustrer l’ampleur de la collection du marquis Campana, incroyable collectionneur italien, dont la collection fut achetée par la France par décret impérial en 1861, soit près de 11 000 œuvres une fois que le marquis Campana fut ruiné et arrêté pour malversations financières. Le marquis Campana était directeur du Mont de Piété à Rome et il n’a pas hésité à se servir des fonds du Mont de Piété pour financer les différentes fouilles qu’il a entrepris comme à Ostie ou pour acheter telle ou telle œuvre. Cet achat constitue encore l’essentiel du fonds de vases grecs et étrusques du Musée du Louvre. Mais Campana était connu pour avoir la plus grande collection d’objets d’art de toutes les époques et par exemple le musée d’Avignon a reçu de très nombreuses toiles de peintres primitifs italiens. On peut également citer le cas du musée d’Ajaccio qui abrite la collection du Cardinal Fesch, oncle de Bonaparte, qui fut un grand collectionneur de primitifs italiens et dont le musée constitue le deuxième fonds le plus prestigieux de primitifs italiens en France après le Musée du Louvre. Le Cardinal a tout légué au moment de sa mort à sa ville et sa collection a ensuite été enrichie grâce aux dépôts du Musée du Louvre à partir des années 1850-1860 jusqu’en 1973. Une autre période importante de dépôt se situe durant les années 1930-1940 sans doute pour éviter une destruction massive des œuvres en cas d’un bombardement du Musée. Des dépôts se poursuivent encore aujourd’hui : ainsi le département des objets d’art du Louvre dépose de nombreux objets surtout dans des châteaux comme celui de Blois car les directeurs de châteaux désirent actuellement récupérer un certain nombre d’œuvres comme des tapisseries, des couverts, quelques vêtements et des meubles pour pouvoir meubler et aménager leurs salles de manière à reconstruire l’histoire et la vie quotidienne dans un château. Le tableau montre enfin que les envois d’antiques à la fois égyptiens, grecs ou romains ont été les plus nombreux au début de la IIIème République alors que ce sont plutôt les sculptures que le musée dépose ces dernières années dans les musées français.

A partir du tableau et en fonction du nombre d’œuvres déposées pour chaque département, j’ai créé plusieurs diagrammes illustrant la politique de dépôts de différentes périodes choisies comme la IIIe République ou la seconde Guerre Mondiale. Ces diagrammes avec des couleurs différentes selon les objets permettent une meilleure appréhension des dépôts et des différents choix opérés d’une période à une autre. A travers ce tableau on peut également remarquer l’importance des dépôts du musée dans les grandes institutions politiques françaises comme les ministères parisiens de l’Education Nationale, de la Culture ou encore de la Défense mais également dans les universités à Montpellier, Paris, Lille ou Nancy surtout dans les UFR de lettres, d’art et d’archéologie. Même si je n’ai pas eu à prendre en compte les dépôts à l’étranger, j’ai pu également remarquer qu’ils étaient nombreux dans les ambassades françaises de certaines villes comme Abidjan en Côte d’Ivoire, à Damas en Syrie ou encore à Bruxelles.

 

Quelques mots en guise de bilan

Le travail proposé bien que parfois un peu rébarbatif est tout de même intéressant d’autant que l’ensemble de l‘équipe du service, exclusivement féminine, est jeune, très soudé, et dynamique. Cette ambiance positive permet ainsi de rendre agréable le travail tant pour les récoleurs que pour les deux stagiaires qui travaillaient en même temps que moi. Cependant des difficultés et des contraintes peuvent être signalées : le travail se fait exclusivement sur ordinateur ce qui nécessite donc une maîtrise de certains logiciels et de certaines manipulations informatiques. Si la majeure partie des employées du service sont à notre écoute et nous expliquent les missions mais aussi leur travail et leur parcours qui sont divers et variés au sein du Musée, quelques personnes sont plus réticentes et semblent trouver qu’il y a trop de stagiaires et que cela représente une gêne. La relation avec certains employés a parfois été difficile, ne se faisant pratiquement que par le biais d’e-mails alors que nous étions à quelques mètres.

Ce stage m’a permis de mieux me rendre compte de l’ampleur du musée : la diversité des tâches à effectuer et du personnel est remarquable or, il est rare que l’on s’en rende compte lorsqu’on est un visiteur du Musée du Louvre.

Le Musée du Louvre m’a paru comme une réelle entreprise à la manière d’une banque ou d’une boite de communication, ce que je n’avais pas forcément soupçonné autant par naïveté qu’à cause de son statut de « musée ». En effet, le musée met à la disposition du personnel de nombreux avantages très particuliers comme des cours de chant, une salle de sport en dessous des salles égyptiennes du musée, une bibliothèque et une médiathèque ou encore des ventes spécialement réservées aux employés. Il m’a été parfois perturbant de me rendre compte de l’ampleur du musée car je ne l’avais jamais pensé comme une telle entreprise. Si ce stage m’a conforté dans mon projet de faire de l’histoire de l’art pour travailler par la suite dans un musée, il y a quelques points qui m’ont interpellée comme la gestion administrative assez importante pour chaque employé qui ralentit certaines initiatives ou encore le besoin de travailler en permanence sur un ordinateur même si les chargées du récolement au service dans lequel j’ai travaillé sont eux, très souvent en déplacement ce qui est une chose que j’ai particulièrement apprécié car la vie au bureau, enfermé sans avoir vraiment de contact avec l’extérieur m’a été quelque peu difficile et fatigante. Enfin j’ai bien sûr pu visiter les deux expositions en cours dans le hall Napoléon « Rembrandt et la figure du Christ » et « Claude Le Lorrain, le dessinateur face à la nature » mais aussi eu la chance de visiter les ateliers de restauration des objets d’art, peintures, décorations et tapisseries qui sont situés dans le musée près de l’oratoire.

 


RAPPORT DE STAGE DE VALENTINE ARAMA

 


Stage effectué du 6 juillet 2011 au 24 juillet 2011

Mediaedge:cia ; 32 rue Guersant – 75017 Paris

• – www.mecglobal.com

 


Introduction


Après mon Hypokhâgne, j’ai effectué un stage de trois semaines au sein d’une agence de médias, Mediaedge:cia au pôle Analytics&Insight (pôle qu’il conviendra d’éclairer plus tard), sous la direction de Thibauld Berly, de Julie Heness et d’une autre stagiaire, Alexandra Marie dans l’agence pour une durée de six mois.


L’accueil a été très chaleureux, j’ai tout de suite été intégrée au sein d’une équipe jeune et dynamique.


En effet, après quelques jours d’observation, je me suis rendu compte que toutes les équipes étaient essentiellement composées de personnes très jeunes dont beaucoup de stagiaires effectuant leurs stages de fin d’études qui espèrent obtenir un CDI à la fin de ce stage. Mon responsable étant lui-même un ancien stagiaire. J’ai également vite remarqué que la majorité (peut-être même l’intégralité !) des employés étaient issus d’écoles de commerce.


Personnellement j’ai choisi le milieu des médias afin d’acquérir une expérience nouvelle, dans un milieu inconnu. Il était important pour moi de découvrir un nouvel univers, dans la mesure où je ne sais pas encore vers quelle branche professionnelle m’orienter.

 

 

• Présentation de l’entreprise


• Un peu d’histoire


MEC est une société issue de la fusion fin 2001 entre CIA et The Media Edge. Créée en 1976, par Chris Ingram en Angleterre CIA c’est la première agence média dans l’histoire. Après avoir fusionné en 1987 avec Media network, une grande centrale d’achat d’espace italienne, CIA Media network est devenue l’une des principales agences média en Europe.


Animée par un esprit entrepreneurial, elle a grandi par l’acquisition de sociétés locales indépendantes. En France, elle s’est d’abord appuyée sur AB Media, avant de racheter Le Lab puis de confier le marché français à ses fondateurs, Arnaud Serre et Eric de Rugy. MEC est un des principaux réseaux média dans le monde, et l’un des plus homogènes (250 agences dans 84 pays, puisque le réseau se situe au 7ème rang mondial).


Aujourd’hui les prestations médias sont de plus en plus banalisées, l’environnement média connaît de profondes mutations, les grandes marques sont de plus en plus attaquées et il convient de se mettre en situation pour trouver des solutions innovantes afin de pouvoir aider les annonceurs à trouver les moyens de communication adaptés pour capter les consommateurs ; telle est la politique de Mediaedge.

 

• Qu’est-ce qu’une agence média ?


Avant de débuter mon stage, je n’avais aucune idée de ce que recouvrait les activités d’une agence de média. J’ai donc peu à peu découvert les différents pôles présents dans l’agence, qui travaillent en interaction. Leur but est de conseiller les annonceurs, de concevoir leur stratégie de communication online et de gérer l'achat d'espaces publicitaires en ligne de leurs campagnes.


Entre le moment où l’annonceur fait appel à l’agence pour communiquer sur un produit et le moment où la publicité sort il y un très grand nombre d’étapes qui sont effectuées respectivement par chacun des pôles. Il convient de présenter chacun de ces pôles afin de comprendre le fonctionnement de l’entreprise :

 


• Analytics & Insight : situé au cœur du savoir-faire études du groupe, l’Analytics&Insight s’attache à identifier les insights clés sur les marques et à mesurer l’efficacité et la rentabilité des actions de communications entreprises.


• Presse, Web, TV : cette activité associe les marques à des contenus ou à des événements afin de leur faire profiter de leur notoriété ou de leurs valeurs positives. Ils achètent les espaces média pour les annonceurs.


• Commerciaux : Ils sont les représentants de l’entreprise devant le client et ceux qui entretiennent les relations clients. Ils prennent en compte les attentes du client et s’aident des autres pôles pour les satisfaire.


• International : l’activité internationale du réseau est pilotée par le département Global Solutions, réparti en neufs hubs régionaux, dont Paris est un des principaux. Il élabore la stratégie globale des marques qui souhaitent coordonner centralement leur communication et orchestre leur implémentation locale, régionale ou mondiale.


• Création : Le studio Média Arthur Schlovsky est le premier à maîtriser l’ensemble de la chaîne de communication : conception, création, production et médiatisation de contenus stratégiques pour les marques.


L’activité centrale et historique de l’agence est donc de concevoir, de construire et de mettre en place des plans d’investissements dans les grands médias.


• Mon expérience au pôle Analytics & Insights

• Ce que j’ai fait


Il fut très intéressant d’être au sein du pôle Analytics&Insight car cela m’a permis de voir le début et la fin d’une campagne pub, ce qui n’est pas le cas au sein de tous les pôles. On y démarre les études par des questionnaires (créés par le pôle) envoyés à des panels de personnes pour définir et identifier les attentes des consommateurs. Ensuite, on procède à l’analyse de ces données pour aider la marque à se positionner sur le marché (ce résumé envoyé à l’annonceur s’appelle un Pré-Test), les autres pôles s’occupent de lancer la campagne puis après la diffusion/parution de celle-ci un questionnaire est relancé pour voir si elle a plu aux consommateurs (Post-Test).

 

C’est pour cette partie des A&I que j’ai travaillé. Il y a une autre partie plus dirigée vers les concurrences entre annonceurs (les marques en ont besoin pour se positionner face à leurs concurrents majeurs).


Les premiers jours ont été une vaste présentation du mode de travail ainsi que des supports dont j’allais avoir besoin. L’équipe a tout de suite su me faire confiance en me confiant des tâches, notamment celle consistant à travailler sur un nouveau projet d’ « étude flash » (rapide questionnaire sur la musique digitale distribuée à un panel de français et qui sera retranscrit aux journalistes pour les aider dans l’écriture d’articles sur le sujet et dans leur emploi de chiffres concrets issus du dit questionnaire).


J’ai beaucoup travaillé en binôme avec Alexandra Marie, l’autre stagiaire du pôle Analytics&Insight qui m’a expliqué le fonctionnement de l’entreprise, leurs tâches, leur rôle et ce en quoi je pouvais être utile. Le projet d’étude flash a pris beaucoup de temps, car sa brièveté nécessitait une grande précision, et de ce fait une révision constante des questions posées. Lors de cette première semaine j’ai également assisté Alexandra à la réalisation de Post-Test sur des campagnes Bourgeois et Colgate ; que l’équipe présentera aux clients en juillet.


Il fut intéressant de voir pourquoi les publicités plaisent ou déplaisent, quelles sont les attentes des consommateurs et surtout de voir qu’une publicité est calculée dans ses moindres détails, et d’étudier ces détails. Si l’on sait déjà que les ventes d’un produit dépendent essentiellement de sa promotion et de son packaging, il faut se rendre compte du nombre d’heures passées pour la préparation d’un spot publicitaire… C’est impressionnant !


Le troisième jour j’ai passé la journée avec Fanny Verdet, chargée d’étude des concurrences. Ensemble nous avons réalisé des concurrences mensuelles entre plusieurs annonceurs au niveau des médias. Pour cela elle m’a présenté en détail les caractéristiques de chaque média, leurs forces et leurs faiblesses ainsi que la contribution des médias à la problématique de la marque. J’étais très enthousiaste à l’idée de comprendre le milieu tant critiqué des médias, de découvrir leurs stratégies marketing et leurs solutions pour attirer les consommateurs d’une manière ou d’une autre.

 

La première semaine a été l’occasion de découvrir le nouveau rôle des réseaux sociaux dans la publicité (Facebook, Twitter). Alexandra m’a chargée d’étudier la stratégie de communication de Twitter, de chercher quelles étaient leur action marketing. Il s’avère aujourd’hui que ces réseaux sont un lien majeur entre les consommateurs et les annonceurs. Chaque jour ces liens grossissent et les agences de médias doivent maîtriser ces vecteurs de communication afin de toucher toutes les cibles.


Le cinquième jour, j’ai assisté à une plénière « Avoir 30 ans aujourd’hui » donnée par le magazine féminin « Be », ce qui m’a permis de comprendre comment les annonceurs souhaitent atteindre leurs cibles.


L’équipe m’a permis d’assister à leurs réunions et c’est ainsi que j’ai participé à une réunion avec une employée du site aufeminin.com qui a présenté la stratégie de communication et publicitaire du site.


Cette première semaine a donc été riche. J’ai vite appris le fonctionnement de l’entreprise et du pôle A&I. On m’a rapidement donné des responsabilités, à mon niveau, ce qui été un gage de confiance très important pour moi. J’ai remarqué qu’internet et les réseaux sociaux avaient marqué une révolution dans le fonctionnement des médias actuels, dans la relation annonceur-consommateur et que tout le monde cherche à s’adapter à cet univers qui évolue quotidiennement.


C’est ainsi que j’ai commencé une étude exclusivement axée sur le digital durant la deuxième semaine. Un des clients souhaitant connaître les stratégies digitales de ses concurrents potentiels afin de savoir où se positionner. Cette longue étude m’a demandé de retracer des campagnes passées de marques en axant mon analyse sur leur utilisation du digital.


La deuxième semaine, j’ai beaucoup aidé Alexandra à la réalisation de fiches cibles (ex. Femmes 35-65 ans) qui permettent d’aider les commerciaux à bien orienter les annonceurs pour cibler leurs publicités (ces fiches prennent entre une et deux journées à être réalisées, il faut collecter les informations dans un logiciel, les sélectionner, les analyser, et les mettre en ordre sur PowerPoint).

La troisième semaine j’ai dû créer des PowerPoint sur des thèmes de lancements publicitaires spécifiques, j’ai assisté à beaucoup de réunions visant à préparer une présentation appelée le « Digital Day » pour un client en juillet. J’ai également allégé le travail de mes collègues en traduisant leurs présentations en anglais, comme le demandait le client pour cette journée.

• Ce qui m’a dérangé, étonné


La première semaine a semblé très riche car je découvrais à la fois le milieu et les méthodes de travail au sein de l’agence. Peu à peu, le travail est devenu un peu rébarbatif, le protocole étant toujours le même (questionnaire, étude des résultats, présentations).


N’étant pas apte à créer moi-même des pré ou post test, mon travail a été vite limité à des études précises, des recherches pour des futures études… Avec le recul je pense que j’aurais préféré voir un peu ce que chaque pôle faisait, quitte à ne pas me « spécialiser » dans un des pôles. Cependant la bonne humeur alliée au professionnalisme de l’équipe a su rendre ce stage aussi agréable qu’instructif.


Afin d’effectuer les études j’ai dû travailler sur plusieurs logiciels (TGI, MediaInLife, Barobase) qui impliquaient l’utilisation d’Excel. Pour faire les Pré et Post Tests il convenait de travailler sur Powerpoint. J’ai donc principalement travaillé sur Excel et PowerPoint, une grande première pour moi ! J’ai dû vite apprendre et même si je ne les maîtrise pas encore entièrement, ces supports me sont aujourd’hui plus familiers, ce qui semble être important dans le monde de l’entreprise.


J’ai également été souvent gênée par le vocabulaire employé, en effet, ils emploient beaucoup d’abréviations (contractées de mots déjà très techniques) ainsi qu’un grand nombre d’anglicismes. Après quelques jours, je me suis habituée tout en continuant de découvrir des mots nouveaux chaque jour.


• Bilan


Avec le recul je me rends compte que ce stage a été une expérience enrichissante, j’ai découvert un nouveau milieu, des techniques qui me serviront quoi qu’il arrive dans ma profession future. Même si le côté répétitif a pu être un peu pesant, je prends conscience que le monde du travail implique obligatoirement une certaine répétition des tâches et qu’il faut s’y plier. De plus, avec les connaissances requises, le travail doit être plus pertinent.


Ce stage m’a également permis de faire le tri parmi mes choix d’orientation, je compte également sur la Khâgne pour finaliser ces choix et ne pas m’enfermer dans une solution qui ne me conviendra peut-être pas.

Site des CPGE du Lycée Chaptal

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