Rapports de stage 2012

Rapport de stage de Camille Adaoust

RAPPORT DE STAGE de Julia Colussi :

EN DIRECT DES EDITIONS HACHETTE

 

« Qu’est ce que l’édition ? »

Telle est la question que je me posais, avant de me lancer dans ce stage.

Si on se renseigne un peu :

- étymologie : du latin editere, editio désigne la production et la publication d’une œuvre littéraire.

- éditer : assurer la reproduction, la publication et la diffusion d’une œuvre.

- édition : 1) reproduction, publication, diffusion commerciale par un éditeur d’une œuvre la sous forme d’un objet imprimé.

2) industrie et commerce du livre

3) préparation d’une œuvre en vue de sa publication

4) texte d’une œuvre tel qu’il a été fixé par un éditeur

5) texte d’une œuvre tel qu’il a été publié dans une édition

Toujours pas plus éclairé(s) ?

Voici un lien amusant que j’ai découvert après quelques recherches : http://www.guide-evasion.fr/saga-guide-evasion-episode-2-bref-jedite-des-guides-de-voyage/

L’édition a toujours représenté aux yeux des jeunes littéraires une sorte d’idéal brumeux, une issue ultime dans le panel de leurs choix professionnels futurs aux cotés du journalisme, du professorat… Rien d’étonnant à cela, l’édition n’est ce pas ce qui permet de ne jamais quitter le monde du livre ?

Parce que, lorsqu’on aime follement la littérature et rien d’autre, le monde du travail n’est pas forcément engageant.

C’est en tout cas dans cet état d’esprit que j’ai trouvé un stage dans une des grandes maisons françaises : Hachette.

J’ai pu infiltrer en tant que stagiaire, pour une durée d’un mois, le siège parisien du 143 quai de Grenelle dans le 15ème arrondissement.

Que dire d’Hachette ?

Ce que j’ai pu retenir de ma première rencontre avec ma responsable : Hachette est la plus grande maison d’édition de France (rien que ça…), et la quatrième au monde (oui, madame !). Quant à l’organisation interne, on distingue trois branches principales que sont la littérature, le scolaire, et l’illustré. J’appartiens pour un mois à la branche « illustré-tourisme » qui publie les guides touristiques dont « Un Grand Weekend » (2ème collection du marché, selon ses dires), dont elle est la directrice.

Bien sûr, me précise-t-elle, les autres branches sont nombreuses : jeunesse (avec les bibliothèques rose et verte), pratique (cuisine et compagnie)…

Dès le premier jour, on me fournit un grand cahier semblable en tout point à ceux des éditrices et qui m’a été d’un grand secours pour tenir un journal de bord :

 

Jour 1 : 11/06

Arrivée beaucoup trop tôt, je suis accueillie par une des éditrices du service de ma responsable. Elle m’emmène dans le QG de la collection : une pièce où sont réunis cinq bureaux paysagés : quatre pour les assistantes de publication, le cinquième m’est attribué et un bureau pour la directrice de publication qui y travaille seule.

Une fois installées, celle-ci me fait découvrir le langage indispensable à tout éditeur qui se respecte : « les signes de correction typopraphique », qui ressemblent à peu près à cela.

De quoi se mettre tout de suite en jambe !

Un peu plus tard, je rencontre les 3 autres co-éditrices avec qui je partagerai le bureau commun tout au long de mon stage : jeunes, sympathiques et accueillantes, elles ont à leur charge pas moins de 10 guides touristiques spécialisés dans les grandes villes du monde. Les plus vendus sont ceux de New-York, Paris et Londres. Stockholm, Prague, Berlin, Rome Lisbonne, Madrid sont aussi des destinations qu’elles éditent.

Puis, j’ai le droit à un petit « topos » de ma responsable sur les extensions numériques des guides : pages facebook actualisées chaque jour par les éditrices, création d’une application apple pour iphone et tablette… Ce qui me rappelle (bien sûr) les cours de madame Mimouni sur les évolutions de la littérature et du numérique.

Enfin, je commence mon premier vrai travail de stagiaire : la relecture.

Comme son nom l’indique, la relecture consiste à lire en la corrigeant la première impression d’un guide fait par une autre éditrice. La correction typographique permet de souligner les fautes d’orthographe, de frappe, de mise en page mais aussi de suggérer des reformulations, de mettre en lumière les passages qui manquent de clarté. Il faut savoir que la relecture constitue le baba du travail de l’éditeur, le travail d’équipe est crucial dans l’accomplissement de cette tâche. J’ai été très impressionnée par la cohésion entre les co-éditrices de mon équipe.

Je m’attèle donc à ma première relecture, celle du guide touristique de Londres (nouvelle édition millésimée, c'est-à-dire renouvelée chaque année).

 

Jour 2 : 12/06

Aujourd’hui, je suis appelée dans le bureau de la directrice de publication : j’ai la chance d’assister à deux rendez-vous avec un auteur et un photographe au sujet du guide de Bruxelles. L’auteur est envoyé dans la ville pour y faire un reportage, c'est-à-dire repérer les lieux à visiter, les restaurants et cafés et rédiger un manuscrit, qui sera illustré par le photographe envoyé plus tard sur les lieux du reportage.

Jour 3 : 13/06

Aujourd’hui, je découvre une activité nettement moins réjouissante : la cartographie. Il s’agit de pointer et localiser sur une carte introduite dans le guide les lieux et monuments évoqués dans l’ouvrage. Je prends en charge celle de Paris. Si elle ne m’a pas beaucoup enthousiasmée, la cartographie n’en est pas moins importante dans la fabrication du guide. Elle participe à simplifier le repérage dans le guide et la lecture de celui-ci.

 

Jour 5 : 18/06

Aujourd’hui, je commence une recherche à la demande des éditrices. Je dois trouver tout au long de mon stage et par mes propres moyens des expositions et happenings en 2013 dans les différents musées de Paris et rédiger des articles les présentant. Ces textes seront publiés dans le prochain guide d’ « Un grand week-end à Paris ».

Cet exercice m’a tout de suite plu, il demande un recours à un style « journalistique » : brièveté et concision, un style qui se doit d’être incitatif pour une promotion, qui doit séduire et attiser la curiosité du lecteur. Un style personnel sans être familier.

 

Jour 7 : 20/06

Aujourd’hui je m’attèle à la création d’un index, celui de Paris. Il est d’une grande importance car il facilite la lecture du guide. Une des caractéristiques principales de la rédaction d’un guide est la clarté. En effet, on m’explique que la lecture des guides est particulière, c’est une lecture « feuilletée », rapide, où l’information prime.

Jour 11 : 26/06

Aujourd’hui, je mets en page l’index à partir d’un logiciel appelé « Design ». Puis je suis conviée avec les autres éditrices à me pencher sur le point fort du guide « un grand week-end » : une rubrique appelée « les dix expériences uniques ». Cette rubrique illustre bien la technique éditoriale : on cherche par le choix de 10 expériences à tenter dans une ville à susciter la curiosité, à attiser l’intérêt par l’insolite et l’original.

 

Jour 14 : 29/06

Aujourd’hui, l’aspect financier du travail m’attend. Je crée un tableau Excel pour le paiement des photographes des différents guides. Je dois recompter les photos selon leurs photographes et calculer à partir du nombre de photos, la rémunération qui revient à chaque photographe.


Jour 16 : 4/07

Aujourd’hui, j’aide à la gestion de la page facebook : je dois constituer un calendrier des évènements de la ville de New-York. Ce calendrier servira également à mettre à jour le guide qui paraîtra en 2013.

Jour 17 : 5/07

Aujourd’hui, nous nous réunissons toutes pour choisir ensemble les couvertures des différents guides. Les éditrices choisissent en fonction de leur goût personnel, de leur réaction instantanée puis se concertent avant de soumettre leur choix à la direction. Il s’agit de l’aspect le plus commercial du métier, le lecteur est alors un acheteur/consommateur. L’objectif est de trouver une couverture qui accroche le regard de l’acheteur : elle peut être drôle, souvent très colorée, à la fois en rapport avec un imaginaire collectif évocateur mais aussi une grande part d’originalité, d’insolite, d’inattendu suggérant une expérience unique. Le regard est fondamental dans cet exercice, ainsi que l’intérêt porté au lecteur spécifique du guide touristique c'est-à-dire un voyageur avide de découvertes et d’aventure.

 

Jour 21 : 9/07

Aujourd’hui, je rédige un crédit photographique c'est-à-dire un relevé et un classement des photographies des guides d’Amsterdam et de Londres.

Jour 23 à 26 : 10/07 au 13/07

Aujourd’hui, nous nous sommes réunies pour réfléchir à la rédaction d’un communiqué de presse à envoyer à différents journaux afin qu’ils fassent la promotion des guides : il est question de trouver des tournures d’accroche, des photographies originales et diverses.

Ensuite, j’ai répondu aux courriers des lecteurs en m’aidant de modèles fournis par les éditrices. Il s’agit en général de répondre aux lecteurs en les remerciant pour leurs corrections ou leurs suggestions d’améliorations à apporter au guide.

Les jours suivants, les BAT (littéralement « bon à tirer », jour où les guides sont achevés et présentés à la hiérarchie et à l’auteur avant d’être envoyés chez l’imprimeur) approchant, j’ai multiplié les relectures et aidé comme je pouvais les éditrices un peu anxieuses.

 Qu’ai-je appris sur le métier d’éditeur?

L’éditeur est une sorte de conciliateur/ coordinateur entre l’auteur et le lecteur. Il est chargé de « transformer » un manuscrit en livre qui sera publié et acheté par un consommateur. Dans la branche de l’illustré, le rôle accordé à l’éditeur est plus important que dans la littérature. En effet, il doit prendre en charge une mise en page conséquente d’illustrations de textes réécris par lui. Ensuite, il a entre les mains le choix de la couverture, la fabrication de l’index…

Comme dans d’autres branches spécifiques, l’éditeur de guides touristiques a un rapport tout à fait particulier au lecteur et à l’écriture.

Une lecture « feuilletée » par un voyageur qui se laissera séduire par l’originalité mais aussi la clarté et la simplicité de l’ouvrage, tel sont les critères auxquels doit s’adapter l’éditeur. Il accorde donc une grande importance non seulement au contenu informatif mais tout autant à la forme, de l’écriture au visuel.

Grosso-modo l’éditeur est celui qui fait passer un manuscrit (écrit à la main ou dactylographié) comme ceci…

… A cela…


Les principales étapes sont : l’envoi sur place d’un auteur, puis d’un photographe, la réception du manuscrit d’auteur, la mise en page première, la réception et la sélection des photos, la nouvelle mise en page avec accommodation des photos et des textes, le travail cartographique, les premières impression et relecture, la création de l’index, la rédaction du crédit photo, la nouvelle relecture, la mise à jour des informations (expositions à voir, évènements à ne pas manquer, adresses de restaurants…), la relecture, et ce jusqu’à la date du BAT.

Enfin, il est particulièrement difficile de devenir éditeur à part entière.

 Qu’est ce que ce stage m’a apporté ?

Ce stage m’a beaucoup plu et apporté. C’est tout d’abord la grande diversité des activités pratiquées qui m’a séduite, j’ai eu le sentiment de découvrir en profondeur le métier d’éditeur. Le rapport particulier de l’éditeur à l’écriture et au lecteur a aussi été intéressant à étudier. Ensuite, même si les activités sont parfois répétitives, le sentiment de création, l’impression d’engendrer un ouvrage est très satisfaisante. Enfin, l’accueil par l’équipe hachette a été remarquable !

Julia Colussi

 

Rapport de stage Mathilde Loire

18 juin au 13 juillet 2012


Agence de presse audiovisuelle Interscoop

Responsable de stage : Lionel Boisseau


Introduction

 

Lorsque j’ai su que l’on pouvait faire des stages au mois de juin, j’ai tout de suite pensé à m’adresser à une rédaction : en effet, j’avais déjà pour projet de faire du journalisme, a priori dans la presse écrite. Je souhaitais donc pouvoir bénéficier d’une première expérience, qui me permettrait aussi de voir si mon projet professionnel correspondait réellement à mes attentes.

J’ai trouvé ce stage assez tardivement, après beaucoup de recherches, de candidatures, souvent rejetées à cause d’un niveau d’études pas assez avancé. Je n’avais d’abord pas pensé à travailler dans une agence de presse, mais l’idée m’a paru intéressante, d’autant plus qu’il s’agit d’une petite structure, et il serait donc plus facile pour moi de me rendre réellement utile. Et même s’il ne correspondait pas à mes attentes premières, il me permettrait d’avoir un premier aperçu de ce qu’est le monde journalistique, qui plus est dans le domaine particulier de l’audiovisuel.

Lors de mon entretien avec Lionel Boisseau, celui-ci m’a expliqué que mon travail consisterait principalement à faire des fiches sur les films Interscoop qui n’étaient pas encore dans le catalogue, mais aussi peut-être à faire quelques recherches historiques. J’étais donc très contente car ce travail allait me permettre de concilier plusieurs domaines que j’apprécie particulièrement.

J’ai commencé mon stage le 18 juin. Les deux premiers jours ont été un peu difficiles car j’arrivais au milieu d’un endroit dont je ne connaissais pas grand-chose, sans cesse en mouvement et je ne comprenais pas toujours ce qu’il se passait autour de moi. Cependant très vite je me suis adaptée, j’ai pu parler avec les gens, comprendre comment fonctionnait l’agence et surtout me lancer dans mon travail.

Présentation de l’entreprise

Interscoop

77 rue de Charonne

75011 Paris

Interscoop est une agence de presse audiovisuelle qui a été créée en 1982 par Christophe de Ponfilly et Frédéric Laffont, et développe depuis des projets documentaires pour de nombreux diffuseurs. Avec de nombreux collaborateurs les deux réalisateurs ont parcourus la planète pour tourner de multiples films sur tous les sujets, dans toutes les régions du monde. Ils ont reçu pour leurs productions des prestigieuses distinctions, dont plusieurs Prix Albert Londres.

Depuis 2012 Lionel Boisseau a rejoint l’agence en tant que directeur de la rédaction. Travaillent aussi chez Interscoop Safaä Aboufares, journaliste, et Marianne Goasmat, assistante chargée de production. Gregory Schebelen, PDG de l’entreprise, travaille en étroite collaboration avec la société de Frédéric Lepage FLConcepts, spécialisée dans l’animalier, qui a ses bureaux dans le même bâtiment. Ils partagent notamment les salles de montage. Les deux agences sont réunies dans la société Jukurpa Média.

Interscoop a un catalogue de films très large, et qui ne cesse de s’agrandir. Plusieurs des films de Christophe de Ponfilly concernent le Commandant Massoud, notamment Massoud, l’Afghan, réalisé en 1998 et édité en DVD aux Editions Montparnasse. De nombreux projets sont toujours en cours, et certains vont être diffusés sur les nouvelles chaînes de la TNT qui paraitront en décembre.

Travail réalisé durant le stage

Au cours de ces quatre semaines j’ai eu deux travaux différents à faire. Le premier, écrire un synopsis pour les films qui n’en avaient pas et n’étaient donc pas encore dans le catalogue papier des productions d’Interscoop.

J’ai été très vite prise par le reste de mon travail, par conséquent je n’en ai pas fait beaucoup. J’ai très vite trouvé la méthode qui me convenait le mieux : je visionnais une première fois le film, puis je le regardais à nouveau en prenant des notes, et enfin je rédigeais un cours texte avec ces notes. C’était en quelque sorte un nouvel exercice pour moi, car les résumés devaient être assez courts, mais cette nouvelle contrainte m’a paru intéressante et m’a été utile par la suite. Par ailleurs, j’ai apprécié ces films, et même s’ils n’étaient pas des plus récents cela m’a permis de me faire une petite idée du travail réalisé par Interscoop à sa création.

Le deuxième travail a été le plus important. Lionel Boisseau m’a donné un document de quelques pages, ce que l’on appelle une note d’intention : une ébauche d’un projet pour un documentaire sur le peuple Touareg et la poudrière saharienne –un sujet décidemment d’actualité, comme me l’ont prouvé les jours qui ont suivi. Je devais faire des recherches sur les enjeux mais aussi les acteurs du problème, pour écrire ce qui servirait de base à une proposition de film par Interscoop : je devais rendre un « papier » comme il l’a dit plus tard. J’étais plutôt fière de me voir confié ce travail, j’entrais dans le vif du sujet.

J’ai débuté mes recherches, commençant par regarder qui étaient les personnes citées dans le document. Petit à petit j’ai découvert ce sujet que je ne connaissais pas, et plus j’avançais, plus il s’élargissait, il y avait tellement de choses à dire. J’ai d’abord lu des vieux articles de Courrier International, certains que je possédais, certains sur Internet, mais aussi du Monde concernant les tensions qui règnent depuis plusieurs années au nord du Mali. J’ai trouvé un livre sur les Touaregs à la bibliothèque, et il m’a été très utile pour en apprendre plus sur ce peuple à l’Histoire si chargée, avant de réaliser que l’auteur avait beaucoup écrit sur la question, et qu’elle avait sans doute des liens avec un artiste Touareg… Et, sans cesse mes nouvelles découvertes se recoupaient, j’en apprenais toujours plus sur le sujet, je découvrais toujours plus de nouvelles problématiques !

 

A un certain point, j’ai dû cependant prendre un peu de recul. Il devenait difficile d’établir quelque chose de précis au milieu de cette masse d’informations. D’autant plus que, comme je l’ai dit, le sujet était de plus en plus d’actualité, et les rapports de force, et donc la situation des Touaregs avait changé. Il fallait donc que je trouve un point de départ, et que je m’en tienne à une certaine période, ou je risquais de ne pas pouvoir finir ce papier.

J’y suis parvenu et, après plusieurs corrections et reprises, j’ai pu le donner à Safaa pour qu’elle rédige le projet. J’étais très contente de ce travail qui, même s’il m’avait pris beaucoup de temps, avait parfois été difficile, voire frustrant quand je bloquais sur une piste, ou même sur une phrase, m’avait extrêmement intéressé, et je continuais de parler de ce sujet avec Safaa, et de me tenir au courant de ce qui se passait au Mali.

J’ai eu ensuite à faire une petite recherche sur des boulangers de la ville tunisienne de Tataouine qui s’installent en région parisienne, puis sur un sujet dont je n’avais jamais entendu parler. Et pourtant, je connais la région concernée. En Picardie, notamment dans le village de Villers-Bretonneux dans la Somme, il existe des liens très forts avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, datant d’après la Première Guerre mondiale durant laquelle les troupes océaniennes s’étaient battues dans la région. C’était un sujet de toute autre sorte, un peu plus difficile à cerner d’abord car il y avait moins d’informations. J’ai parcouru de nombreux sites internet, australiens comme français, pour rassembler les informations qui m’ont permis de rédiger ce qui a été mon dernier travail pour Interscoop, que j’ai rendu mon dernier jour

Conclusion : impressions et résultats

En ce qui me concerne, ce stage a été une vraie réussite. J’ai pu faire des choses que j’aimais dans des conditions plus tranquilles que si j’avais été dans une grande entreprise. Pour autant, j’ai rencontré plusieurs difficultés. Cela restait très fatigant, et je suis pourtant habituée au rythme de la prépa. D’une certaine façon, il s’était fait dans la continuité de l’année scolaire, sans repos entre les deux. Par ailleurs, au début de la rédaction de mon papier il était dur de me défaire de certains réflexes plus « scolaires » pour réellement adopter et faire sentir un point de vue, l’angle que j’avais choisi, dans mes textes.

 

Mais le stage a réellement été à la hauteur de mes espérances. J’ai appris de nombreuses choses, depuis le moyen de comment manger pour pas trop cher le midi jusqu’à la situation géopolitique de nord du Mali depuis les années 1990. Tout en travaillant j’ai bien pris soin d’écouter ce qu’il se passait autour de moi, car même dans une entreprise de quatre personnes il se passe beaucoup de choses et j’en ai appris beaucoup sur la façon de faire, sur le milieu de la télévision, sur le monde du travail en général. Pour l’instant nous sommes à une période où seules comptent les études, que j’espère continuer pour un certain temps, et je ne réalisais pas jusqu’alors ce qu’est vraiment la vie en entreprise. Comme par exemple quand je me suis étonnée qu’ils ne prennent tous que très peu de vacances : ce sont encore, je l’ai compris, des réflexes d’étudiante pour qui l’année est toujours scandée par des vacances. Ce sont toutes ces choses apparemment anodines qui, avec du recul, me font réaliser à quel point j’ai appris de choses sans m’en rendre compte sur la vie professionnelle.

Ce mois chez Interscoop m’a aussi confortée dans mon projet de travailler dans le journalisme. Cependant, même si j’ai trouvé le milieu de l’audiovisuel, et plus encore du documentaire, très intéressant, je reste convaincu que je préfèrerais travailler dans la presse écrite, car c’est lorsque je faisais mes recherches et que j’écrivais que je me sentais le plus à l’aise. Cela ne m’empêche pas d’être très heureuse d’avoir passé ce mois chez Interscoop, et je sais que j’ai beaucoup de chance d’avoir pu vivre cette expérience, qui m’a sans doute apporté plus de choses que je ne le pense.

En conclusion, je dirais juste que j’ai hâte de faire ma prochaine expérience dans le monde journalistique où j’ai encore beaucoup à découvrir, mais qu’en attendant je vais pouvoir voir avec plaisir les films dont j’ai tant entendu parler à la fin de l’année !

 


Rapport de stage Diane LIMOUZIN-LAMOTHE


Ce « stage » était une mission de solidarité internationale effectuée à Madagascar, du 1er au 30 juin 2012.

1) Présentation.
Je suis partie à l’association Zazakely (« Petit enfant » en malgache), qui intervient auprès d’enfants et adolescents défavorisés du quartier Mahazina, dans la vaste ville d’Anstirabé. L’une des deux branches de l’association est située en France et s’occupe de la collecte de fonds et de dons ainsi que l’acheminement de ceux-ci jusqu’à Antsirabé. Une troisième branche s’est créée en Suisse en 2006. Les volontaires accueillis par l’association sont donc autant suisses que français. 
Nous sommes parties à trois, par l’intermédiaire de l’association La Guilde, qui s’occupe d’envoyer des jeunes auprès d’associations partenaires dans de nombreux pays du globe.

Zazakely possède trois domaines d’activité :
- Scolarisation et animation pour des enfants de maternelle jusqu’au primaire ainsi que soutien scolaire pour les collégiens et lycéens (anciens élèves du  primaire de Zazakely  pour la plupart). Le nombre d’inscrits s’élève à 192 en juin 2012, ce qui est largement au-dessus de leur limite officielle mais il y a beaucoup de demandes. Les enfants sont choisis en fonction de leur niveau de pauvreté.
Tous les enfants bénéficient d’un repas journalier.
- L’atelier de couture et broderie régit par une coopérative (en coopération avec l’ESDES) qui permet d’assurer la promotion des femmes du  quartier qui y travaillent.
- La culture de spiruline (algue reconnue pour ses vertus nutritionnelles.)

 

2) La vie sur place.
Nous avons été chaleureusement accueillies par le personnel de Zazakely. Mis à part le logement, tout était à notre charge, ce qui n’était pas un gros problème en soi, puisqu’un français moyen est extrêmement avantagé à Madagascar, en termes de pouvoir d’achat ; mais en contrepartie sollicité de façon récurrente pour son portefeuille, comme nous nous l’étions imaginées.

Nous étions au sein de l’association à la fois assistantes pendant la classe et animatrices pendant les pauses.

L’animation est une véritable partie de plaisir. Il n’y a rien de plus facile que d’amuser un enfant ; et par le simple fait d’être inconnues et blanches, nous étions d’hors et déjà des objets de fascination.
Il suffit de chatonner plusieurs fois un air pour que très vite tout le monde le reprenne en cœur, ou d’exécuter quelques pas trouvés au hasard pour avoir autour de soi une troupe de danseurs. Ces enfants sont très bon public et s’occupent avec peu de choses.

Nous avons été frappées par leur joie de vivre et cet enthousiasme débordant, alors même que la plupart vivent misérablement, souvent sans aucune attention de la part de leurs parents. C’est la raison pour laquelle ils sont si friands de caresses et d’attention. Ils deviennent très vite autonomes et responsables ; nous n’avons jamais assisté à des crises de larmes interminables ou des accès de rébellion - qui de toutes manières produiraient peu d’effet sur un adulte. Dans une fratrie, de cinq ou six en moyenne, les aînés s’occupent des petits jusqu’à leurs quatre ou cinq ans. Il est fréquent d’en voir à cet âge-là se rendre seuls à l’école.


Pendant la classe, nous avons observé que les enfants avaient de grandes disparités de niveau, et globalement de grosses lacunes dans beaucoup de matières, notamment le français. Et de ce point de vue, le système éducatif malgache est très mauvais. On demande aux élèves de réciter par cœur des choses dont ils ne comprennent visiblement rien, et ils ont malheureusement trop souvent ce réflexe. Les CM2 connaissent par exemple l’imparfait sur le bout des doigts et le chantent à tue-tête, mais la plupart sont incapables de l’appliquer dans une phrase.
Ils prennent en revanche beaucoup plus de plaisir à faire un problème de maths ou à écouter une histoire. Le tout est de savoir varier entre moments de contrainte et « récompense » pour capter au maximum leur attention. Cette règle est si bien appliquée que les récréations durent aussi longtemps que les cours.
Du reste, les classes sont beaucoup trop nombreuses. L’association regroupe des élèves allant du CP au CE2 dans une même classe, à titre d’exemple. Le professeur a donc plus de soixante élèves à sa charge qui doivent tous êtes traités de la même manière. La progression de chacun est lente, beaucoup d’entre eux stagnent et redoublent plusieurs fois.


J’ai connu quelques moments de découragement et de frustration, d’autant plus que la barrière de la langue n’aide pas vraiment, même avec un traducteur à côté. Les enfants malgaches ne parlent en réalité pas très bien le français. Certains professeurs avaient des méthodes d’enseignement ahurissantes que j’aurais voulu compenser quelque fois par un cours animé qui intéresserait tout le monde, mais j’étais dépendante du professeur qui traduisait -et très peu crédible quand il n’y en avait pas- cela m’obligeait à simplifier, trier au maximum tout ce que je voulais leur dire, ce qui revient à perdre la moitié des informations.
De manière générale, les enfants de Zazakely sont plutôt paresseux en classe et ne comprennent pas l’intérêt d’apprendre. Il faut néanmoins admettre que leur environnement familial ne leur est pas d’un grand secours en la matière.


3) Impressions générales.
Tout d’abord, l’association m’a permis d’acquérir une solide expérience avec les enfants, c'est-à-dire de la patience ainsi qu’une meilleure capacité à improviser et à faire preuve de créativité quand c‘est nécessaire.

Du reste, il s’agit de mon premier séjour dans un pays du Sud. Cette confrontation à la pauvreté et à cette atmosphère si particulière qui règne à Madagascar a été pour moi un réel enrichissement personnel et surtout une prise de recul nécessaire sur la valeur que j’accordais aux choses. Le retour en France a été difficile les premiers temps ; par contraste, il n’y a aucune raison de se plaindre de la vie que nous menons, et pourtant on a l’impression que les gens courent après le temps, qu’ils sont sans cesse en quête d’un mieux-être, cela les rend beaucoup moins accessibles et « présents » que les personnes que j’ai eu la chance de rencontrer.

Ce voyage était, en outre, une première approche de l’aide humanitaire. J’envisage depuis déjà quelques années d’exercer un métier dans ce secteur, et j’ai l’impression que cette expérience m’a conforté dans mes ambitions.
Dans le quartier de Mahazina, j’ai pu constater avec effarement tout le travail qu’il y avait à fournir, ne serait-ce que pour apporter une qualité de vie minimum à la population. Zazakely n’est d’ailleurs qu’un exemple de la dépendance de Madagascar vis-à-vis de l’aide humanitaire. Le problème majeur qui engendre tous les autres demeure cette politique éducative désastreuse qui donne peu de chances aux enfants de s’en sortir, même les plus méritants.
Après avoir vécu un tel choc, mon engagement est des plus réels. Je pense déjà avoir certaines qualités à mettre à profit, à Madagascar ou ailleurs, mais j’ai bien conscience que pour occuper de telles fonctions, seule l’expérience fait vraiment la différence.


Rapport de stage Victoire Quemin


Revue Feuilleton

Le Lawomatic

20 rue Jean Moinon

75010 Paris


Responsable du stage : Adrien Bosc


I. Présentation de la revue


Feuilleton, comme l'indique son slogan, "passe en revue le monde". Il s'agit d'une revue assez épaisse, qui s'inscrit dans le paysage des "mook", (un condensé de book et magazine). Ces derniers ont diverses ambitions. La première est d'allier journalisme et littérature, la seconde est de changer des formats habituels. Ainsi, dans Feuilleton, il peut y avoir des articles, comme des nouvelles, qui n'ont pas de restriction au niveau de la longueur. Enfin, la particularité de cette revue est qu'elle contient 1/3 de création et 2/3 de traductions. De fait, une nouvelle de Jonathan Franzen peut cohabiter avec un article de Roberto Saviano, par exemple. Pour la partie création, il s'agit de textes inédits, écrits spécialement pour la revue, dans certains cas par le créateur de Feuilleton lui même.


II. Situation de l'activité de Feuilleton à mon arrivée


Lorsque je suis arrivée, Julie le Floch, secrétaire de rédaction de Feuilleton, m'a expliqué où en était l'activité avant de pouvoir me lancer dans mes premières tâches. J'ai eu la chance d'arriver à une période vraiment intéressante puisque le dernier numéro (le numéro 4) allait sortir lors de ma première semaine de stage. J'allais donc avoir la possibilité à la fois de vivre l'effervescence suscitée par l'arrivée en librairie d'une nouvelle revue, et de travailler sur les numéros suivants.


III. Activités


C'est une équipe de deux personnes qui travaille dans les bureaux de Feuilleton. C'est pourquoi ils n'ont pas de tâches prédéfinies et répétitives : ils s'occupent finalement de tout ce qui concerne le contenu de la revue. J'ai d'abord été impressionnée par l'ampleur de leur tâche : ils doivent coordonner à la fois auteurs, traducteurs, et illustrateurs et en même temps gérer le site internet ou les retours de vente par exemple…


J'ai pu commencer à leur apporter ma contribution en mettant à jour le site internet. Leur idée était en effet d'y répertorier des résumés et extraits de tous les articles des revues sorties. Ceux des trois premiers Feuilleton étant déjà publiés, il me restait à préparer ceux du Feuilleton n°4.

J'ai donc pu voir comment se gérait l'administration d'un site internet, et m'essayer à la conception des nouvelles rubriques, qui paraitraient le jour de la sortie du dernier numéro. Une page est réservée aux administrateurs du site, et tout y est finalement déjà prêt : pour chaque article, il faut remplir les champs requis, ce qui à la fin formera une fiche complète qui pourra être mise en ligne.

Munie de mon Feuilleton 4, j'ai donc préparé une fiche pour chaque article, son auteur, son illustrateur. Certains champs à remplir se faisaient presque de manières automatiques, comme pour le titre de l'article, son traducteur ou son illustrateur par exemple. Mais d'autres nécessitaient plus de réflexions. Il fallait par exemple résumer l'article, en inscrire les mots clés… Enfin, d'autres nécessitaient des capacités plus techniques : chaque article possède son illustration sur le site, mais il faut, avant de la publier, faire une manipulation (qui s'apprend rapidement) sur Photoshop pour adapter la taille et le format. Si je ne mettais bien sûr rien en ligne moi même, j'ai beaucoup apprécié la liberté qu'ils m'ont laissée, pour la conception des résumés notamment.


Tous les auteurs qui ont contribué à Feuilleton ont également une place sur le site, avec une photo et une courte biographie qu'ils envoient eux mêmes. Seulement Feuilleton met à contribution des auteurs étrangers, c'est pourquoi certaines biographies que nous avons reçues étaient en version originale. Pour celle de Javier Arcenillas dont je me suis occupée, elle était également trop longue. J'ai donc dû, sinon la traduire, au moins la comprendre, puis en faire un résumé en Français. Cette activité, bien que courte, a été une des plus intéressantes pour moi car elle a mobilisé plusieurs capacités : la pratique de l'espagnol, la capacité à synthétiser, et enfin à réécrire sans s'éloigner du texte original.


J'ai été plusieurs autres fois amenée à utiliser ma pratique des langues, particulièrement vers la fin de mon stage, le numéro 4 était sorti, le numéro 5 presque prêt, il fallait commencer à travailler sur le dernier Feuilleton. Adrien Bosc avait déjà choisi les articles qui y figureraient, mais ces derniers n'étaient

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