CPGE Lettres : Forum des Carrières

18 Janvier 2013

Table ronde des représentants des Ecoles

Les représentants :

  • Dominique Damamme :
    Vice-Président du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) à l'université Paris-Dauphine Professeur en sciences politiques et sciences sociales à Paris-Dauphine

  • Directeur de L'Irisso, laboratoire de recherche sur la régulation politique et sociale
     

  • Jean Gomez :
    Enseignant en Marketing, Management, Création d'entreprise et gestion de projets à l'université Paris-Descartes de Marne-la-Vallée (Master Métiers de l'édition et multimédia).
    Ancien salarié à haute responsabilité du groupe Hachette (édition).
    Directeur général du groupe Imaginemos (Conseil, Edition, Packaging éditorial).
     

  • Christian Moinard :
    Professeur Assistant responsable de la majeure Contrôle de Gestion à l'école Audencia Nantes (anciennement appelée Sup de Co Nantes - management).
    Reponsable des enseignements transversaux en Management Public, en partenariat avec l'IEP de Lille
     

  • Anthony Valentini :

  • Ancien élève du lycée Chaptal en CPGE Littéraire
    Senior Consultant en Secteur Public dans le cabinet Deloitte

  • Enseignant à l'école Audencia Nantes

 

Dominique Damamme – Paris-Dauphine

L'université Paris-Dauphine, reconnue pour la qualité de ses parcours en gestion, voit les sciences sociales se renforcer au sein des différents cursus d'études qu'elle propose : ces licences en sciences sociales affectionnent particulièrement les élèves de Khâgne A/L et B/L, notamment le parcours "Sciences de la société", qui accepte 65 étudiants par promotion.

A la suite d'une Khâgne A/L, 2 licences proposées à Paris-Dauphine sont recommandées :

  • La licence Gestion, qui offre 15 places aux élèves littéraires

  • La licence Sciences de la société, qui offre 20 places sur 65 à ces mêmes élèves.

Ces deux parcours proposent une approche de l'économie adaptée au cursus littéraire suivi par ces étudiants.
De plus, en 2014 ouvrira à Paris-Dauphine un parcours qui facilite la réorientation des sciences humaines vers l'étude de la gestion, et qui peut donc être très intéressant pour ces profils.

Point positif : L'admission dans ces deux licences passe par la BEL, en sélectionnant l'université Paris-Dauphine lors du choix des écoles demandées. 80 élèves seront choisis comme "admissibles" pour ces licences à l'issue du concours.

 

A l'issue de ces parcours :
Les deux licences recommandées offrent de nombreuses possibilités à leur diplômés, notamment plusieurs masters proposés eux aussi à Paris-Dauphine :

  • M1 Sciences de la société

  • M1 Carrières publiques

  • M1 Affaires publiques

  • M1 Sciences politiques.

Un nouveau département offre également la possibilité d'une inscription en M1 Journalisme.
Pour ceux dont l'étude de la gestion a suscité l'intérêt, d'autres masters sont possibles :

  • M1 Gestion

  • M1 Ressources Humaines

  • M1 Gestion Publique
     

Les parcours de Master 1 offrent également une ouverture internationale, puisqu'un étudiant de M1 est dans l'obligation de passer un temps à l'étranger lors de sa première année.

La formation de Khâgne (A/L ou B/L) est vue par les enseignants comme une formation riche et structurée, qui apporte une grande stabilité aux étudiants qui en sortent : ceux-ci sont donc tout à fait à l'aise dans ces cursus universitaires.

Jean Gomez - Paris-Descartes de Marne-la-Vallée

A Paris-Descartes, le Master Edition se développe considérablement. Il est intéressant pour les élèves issus de Khâgne car il met en oeuvre les connaissances accumulées pendant leurs deux années de classe préparatoire, en y incluant l'utilisation de différents supports multimédias.
Ce parcours accepte entre 25 et 30 étudiants, aux profils souvent basés sur des licences de lettres et d'histoire. Il est très féminisé.
Ses enseignements concernent la littérature, l'histoire de l'art, et même le graphisme, mais aussi l'économie, la gestion, et la communication.
Un stage de 3 mois en entreprise est également compris dans le parcours.

L'admission dans ce cursus se fait par dossier, qui après examen favorable est suivi par un entretien écrit et oral.

Il est attendu des élèves qui postulent une curiosité portant sur toutes les facettes de l'édition. Il faut néanmoins «se détacher du fantasme de l'édition», insiste Jean Gomez. «C'est un secteur difficile, car très concurrentiel.»

Christian Moinard - Audencia Nantes

 

Audencia Nantes est une école de management, anciennement dite "Sup de Co Nantes".

Le Master Management, ou programme "Grande Ecole", se décompose en plusieurs parties :

  • Un an de tronc commun qui développe chez les élèves un profil complet

  • Puis la possibilité d'arrêter pendant un an les études au profit du développement d'un projet personnel

  • Un an de stage

  • 3 semestres de cours

  • 1 semestre à l'étranger (Corée, Afrique du Sud... Les destinations sont variées)
     

Il offre également la possibilité de se spécialiser, débouchant sur la création de profils très particuliers.
Sont en effet proposés :

  • Des cours variés : Histoire de l'Art, Culture Générale, Dessin..

  • Des enseignements transversaux : parcours autour de l'Espagne, de l'Amérique du Sud, cursus "Asia Management" ou "Management Public"...

  • Des doubles parcours, débouchant sur un diplôme ou non, via les partenariats avec :
    - les Beaux-Arts
    - les écoles d'architecture (sans diplôme mais débouchant sur la validation du cursus)
    - l'université de Nantes (parcours Droit, débouchant sur un diplôme de L2 durant le tronc commun et de L3 pendant l'année de projet personnel).
     

D'autres majeures sont également offertes :

  • Contrôle de Gestion

  • Finance

  • Ressources Humaines

  • Management Culturel

  • Management Public (en partenariat avec l'IEP de Lille, diplômant !)

 

La curiosité est une faculté également demandée par Audencia Nantes pour ces cursus, du fait de leurs enseignements génériques.
Le niveau de math requis est faible, ce qui permet aux élèves littéraires de s'intégrer sans difficulté dans les parcours.
 

Anthony Valentini :
 

Anthony Valentini, à la suite d'une hypokhâgne et d'une khâgne au lycée Chaptal, a raté les concours de l'ENS et de l'IEP de Paris : il a donc poursuivi son parcours via un cursus d'histoire à l'université de la Sorbonne, et un Mastère en Sciences Politiques.

Il a ensuite travaillé dans le cabinet Deloitte en tant que consultant.

Grâce à son expérience, Anthony Valentini indique que l'intérêt croissant pour les élèves littéraires qui se développe aujourd'hui concerne essentiellement les qualités comportementales développées par ces élèves. Dans le monde du travail, cela leur permet d'acquérir rapidement et sans difficulté les connaissances techniques nouvelles que nécessitent leur poste. Les capacités analytiques que la classe préparatoire a mis en oeuvre participent à cet apprentissage et à cette adaptation rapide et sans effort.

16h30 Table ronde autour des Anciens élèves

  1. Quel est votre parcours depuis Chaptal (vos études, vos expériences professionnelles) ?

  2. Quelles compétences avez-vous développées ?

  3. Quels conseils pouvez-vous donner ?

 

M. Jacky Ouziel, Président de l’Amicale

L’amicale soutient des projets diverses dans la vie de lu lycée comme l’atelier théâtre ou les voyages. Le 30 mars aura lieu une conférence de la Solidarité chaptalienne.

1) licence de droits et licence de lettres

Diplôme supérieur du droit des affaires

Il a travaillé ensuite comme avocat, ensuite dans une banque et enfin dans une société d’analyse financière.

3) La vie est pleine d’imprévus, Jacky Ouziel nous propose de saisir les imprévus.

 

 Comment se construire un projet ? Par quoi peut-on être guidé pour se construire ?

 

1.. Les projets se créent en cours d’année, en cours de licence, dans la confrontation avec les enseignements, avec les autres étudiants ou encore dans les relations internationales entre les étudiants. La vocation, c’est très rare.

2. Il faut aussi se dire qu’il est toujours possible de rebondir et de faire des choses très différentes les unes des autres. Beaucoup de portes nous sont ouvertes, surtout aujourd’hui. Une carrière évolue, se transforme, s’adapte selon les circonstances.

3. La vocation n’est pas la seule voie pour s’épanouir professionnellement. Seul le parcours permet de se développer, de découvrir des domaines qu’on ne connaissait pas forcément. Notre parcours ne sera pas linéaire, le sien présente déjà une palette importante de ce qu’on peut faire après une prépa littéraire à Chaptal. C’est pour cela qu’il faut rester curieux et toujours à l’écoute des autres. Appeler des professionnels quand le métier vous intéresse, aller à l’échange est le meilleur conseil qu’il peut nous donner.

4. il ne faut pas ne pas s’imaginer qu’il y a des choix irréversibles. Dès aujourd’hui, il nous conseille d’avoir des lectures plutôt larges. D’une certaine manière quand on a une idée précise de ce que l’on veut faire, on s’interdit des domaines qui auraient pu nous intéresser. Aujourd’hui les frontières évoluent en permanence, il nous déconseille de rester dans l’hyperspécialisation.

 

 A-t-on les mêmes chances dans le monde du travail en sortant d’une école moyenne par rapport aux élèves qui sortent des meilleures écoles ?

 

Plus ou moins, il faut se différencier, l’entretien est primordial. Il faut être un petit peu en décalage, pouvoir apporter une valeur ajoutée, avoir quelque chose à apporter, indépendamment du cursus. Plutôt que s’intéresser au passé on demande à la personne de se projeter. Tous les recruteurs se posent la même question : est-ce que la personne en face de moi va être agréable, est-ce qu’on va bien s’entendre ? Le monde professionnel est d’abord un monde de relations sociales.

 

Eva Bizery

1) 2004-2007 Chaptal, spécialité lettres modernes

2007-2009 master recherche 1 et 2 en lettres modernes, parcours littérature. Université Paris III- Sorbonne Nouvelle

2010 "Césure" (stages hors parcours universitaire) 

- service de presse du Musée d'Orsay (3 mois)

- chargée d'études dans le groupe Planet (cabinet de conseil en développement culturel et touristique du territoire) 

Juillet 2012 Agrégation de lettres modernes (admissible en 2011)

Depuis septembre Professeur de Lettres Modernes, Lycée François Mansart (Saint-Maur-des-Fossés).

2) Le métier de professeur lui a permis d’apprendre à adapter son discours à son interlocuteur, à comprendre comment faire comprendre. Pour cela, Eva Bizery a travaillé sur son vocabulaire, car il faut être capable de dire les mêmes choses de manière différente jusqu’à ce que les élèves comprennent

3) Ne jamais baisser les bras. Par exemple, Eva Bizery était une jeune femme très timide, mais à force de travail, elle est parvenue à vaincre cette timidité et le dialogue avec ses élèves se fait avec naturel et aisance.

 

Fabienne  Fong Yan :

1) 2006-2008 : Lycée Chaptal, spécialité anglais / Admissibilité Lyon et Cachan 

2008-2009 : L3 LLCE Anglais (Paris III Sorbonne-Nouvelle)

2009-2010 : M1 Anglais spécialité littérature (Paris III Sorbonne-Nouvelle)

Simultanément : L3 LLCE Espagnol (Paris III Sorbonne-Nouvelle)

2010-2011 : M2 Anglais spécialité littérature (University of Glasgow/ Paris III)

2011-2012 : Master pro Marketing, communication, management (ISCOM Paris)

Avril 2012 : Stage de fin d'études chez Angie+1 (Agence conseil en médias sociaux du Groupe Angie

Octobre 2012 : Chef de projet web éditorial chez Angie Interactive (pôle éditorial web du Groupe Angie)

2) Etablir un relationnel avec ses clients.

3) Fabienne Fong Yang a été embauchée car elle avait fait une prépa littéraire mais elle a su s’ouvrir. Il faut être curieux et s’adapter. Ces dernières années, il lui a fallu apprendre à parler aux gens, faire des affiches, créer des campagnes. Elle travaille sur l’image des entreprises auprès du public.

 

Martin Ribas

1) Lycée Chaptal (2004-2006), deuxième khâgne au lycée Fénelon (2006-2007)

Master affaires publiques de Sciences Po Paris (2007-2010).

2009 (année de césure) : stages au Venezuela (chancellerie diplomatique à l'ambassade de France / direction générale d'Alstom Venezuela).

Préparation aux concours administratifs, à Sciences Po Paris (2010-2011).

Intégration à la Banque de France par le concours d'adjoint de direction (février 2012).

2) Ces dernières années, Martin Ribas a développé une faculté d’observation qui lui permet de capter rapidement les éléments structurels d’une entreprise, de transmettre et d’échanger avec ses collègues ou ses clients avec efficacité.

3) Tant que nous sommes en prépa, Martin Ribas nous a conseillé de prendre l’habitude de travailler, et surtout d’écrire, car il faut cultiver cet avantage par rapports aux élèves d’autres prépa. C’est pour cette qualité que l’entrepreneur peut apprécier le profil des anciens élèves de une prépa littéraire.

 

Edouard Robin

1) Lycée Chaptal (2002-2004 ?)

- Diplômé de l'ESC Grenoble, avec un an en alternance aux PUF.

- Licence d'Histoire à Paris IV en parallèle

- 2 ans en tant que libraire pour les Librairies l'Harmattan

- 2 ans comme manager d'équipe dans une PME de services

- Depuis janvier 2012, création d'une entreprise de conseil et de formation professionnelle en compétences de bases pour salariés peu qualifiés.

- et poursuite de la formation au sein du Master "Management Travail et Développement Social" à Dauphine, orienté sur la sociologie du travail et des organisations.

2) La vie en entreprise et les codes d’une entreprise ont fait naître en lui un savoir-faire social. Il analyse rapidement la vie d’une entreprise, son environnement de travail. Quoiqu’il fasse il comprend qu’en réalité, presque toujours, il apprend sur le tas.

3) Rigueur et logique sont les deux capacités qu’il nous faut développer. Aujourd’hui c’est ce qui lui permet de comprendre des éléments essentiels dans des domaines qu’il ne connaît pas. C’est également un avantage, même par rapport à des ingénieurs dans tel domaine car une méthode si rigoureuse que la sienne lui permet de détecter toutes les erreurs. Sa logique développe en lui une grande maîtrise du discours, il est capable d’expliquer des choses compliquées de manière simple à ses collègues et à ses supérieurs. En prépa, il a pris l’habitude de travailler sur des concepts, littéraires mais qu’il retrouve dans le domaine des sciences sociales. C’est un avantage difficile à évaluer, mais il s’est vite aperçu que cela lui avait permis de gagner beaucoup de temps sur les autres. Il a acquis en prépa une habitude intellectuelle qui lui sert dans tous les domaines.

 

 

 

 

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