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Mémoires émoussées

 

 

On a voulu se souvenir.

Place de La Bonne Bière, le 5 novembre 2016.

Refrain :

Formidable,

fo-o-o-ormidable,

ils étaient formidables, d’autres forminables,

Paris est formidable.

 

Couplet 1 :

Eh maman, où sont les méchants,

Je ne vois pas de sang,

Seulement des heureux passants.

Dis-moi rien n’a changé,

depuis l’an dernier,

il n’y a pas de pleurs,

au contraire que du bonheur.

J’peux encore jouer,

dans le parc d’à côté,

avec mon épée, ma cape,

et mon bouclier,

je peux les empêcher de nous attaquer.

 

Refrain :

Formidable,

fo-o-o-ormidable,

ils étaient formidables, d’autres forminables,

Paris est formidable.

 

Couplet 2 :

La vie est volage,

comme l’amour en son jeune âge,

la clé de la sérénité,

serait-elle la légèreté ?

Blonde, brune, rousse, ambrée,

douce, amère, acide, liquoreuse,

charmant mélange,

de bulles et de mousse,

ou adorable exaltation,

Accepte donc cette bière pression.

Du coin de l’œil je t’observe,

belle silhouette dure comme la pierre,

et l’envie me prend,

de te mettre en mouvement.

Grisette, offre-moi cette danse.

 

Refrain :

Formidable,

fo-o-o-ormidable,

ils étaient formidables, d’autres forminables,

Paris est formidable.

 

Couplet 3 :

Douce France,

J’ai deux amours,

Non, je ne regrette rien.

Mon âge avancé,

me permet d’affirmer,

que les gens vont et viennent,

mais que Paris reste la même.

Un verre de vin blanc,

deux amoureux sur un banc,

cette place est vivante,

charmante, étincelante.

Les visages défilent le long du canal,

Bonjour temps de l’insouciance,

Bonsoir temps de l’insolence.

Adieu vie rythmée par un train-train,

un quotidien, un refrain.

 

Refrain :

Formidable,

fo-o-o-ormidable,

ils étaient formidables, d’autres forminables,

Paris est formidable.

 

 

Nous parlons de drame,

alors que Paris proclame,

sa résistance et sa liberté.

S’ils n’ont laissé aucune trace,

c’est que notre ville les surpasse,

et c’est selon moi ce qui fait sa grâce.

Ville lumière, Paris, Paname,

ne laisse pas la haine entacher mon âme.

Maya Mazzacane

 

 

 

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